mardi 19 juin 2012

Amsterdam : Red light district, coffee shops et vélos


- 10 mai
Assez tôt pour voir le soleil
se lever...
Il est 4h20 du matin. Et non, ce n’est pas l’heure à laquelle je me suis couchée (j’aurais préférée…), mais plutôt celle à laquelle je me suis levée pour prendre un taxi (trop tôt pour les autobus, ça en dit long!) et me rendre à l’aéroport. Direction : Amsterdam. Je m’en vais rejoindre Ria qui est partie la veille, mais, puisque j’avais des amies d’Ottawa qui arrivaient à Dublin le 9 mai et que je voulais au moins les voir, j’ai décidé de prendre le vol de 6h du matin le lendemain (c’était le plus cheap…). Donc, disons qu’à cette heure-là, ça ne me tentait pas vraiment de faire la jasette avec le chauffeur de taxi!

Les maisons d'Amsterdam: les taxes allaient en fonction
de l'espace occupé au sol donc on construisait en hauteur




Le Red Light district : autant il passa inaperçu à mon arrivée à Amsterdam, autant il est impossible de ne pas le remarqué une fois qu’on a mis un pied dedans. Et la première fois que j’y suis entrée, je ne savais même pas que j’y étais (il n’y a pas vraiment d’enseigne disant « Bienvenue dans le Red Light »…) parce que naturellement je prenais des photos (d’une église…. précisons!) et, en me retournant, j’ai vu dans une fenêtre une femme avec vraiment pas grand-chose sur le corps!

Les coffee shops : Je suis arrivée vers 10h du matin dans le centre-ville d’Amsterdam et je dois dire qu’à cette heure-là je ne suis pas vraiment habituée de sentir l’odeur de marijuana. Quoiqu’il n’y a pas vraiment une heure où j’y suis habituée… Disons que c’est plus commun de sentir ça tard le soir… Les coffee shops sont vraiment omniprésentes dans la ville. Et techniquement, l’achat de la marijuana n’est pas l’égale à Amsterdam. Elle est plutôt tolérée par la ville parce que ça facilité son contrôle et en même temps disons que c’est bon pour l’économie de la ville (avec tous les touristes qui viennent spécifiquement pour ça).  C’est une chose que ma visite va m’avoir apprise.

Vélo?
Les vélos : Ah c’est vélos. Ils sont PARTOUT! Lors d’une marche guidée dans la ville (avec Sandemans, vraiment bonne compagnie!), notre guide nous a averti de toujours regarder où on marchait (le trottoir se transforme en rue sans qu’on s’en rende vraiment compte et il y a des voies spécifiquement pour les vélos) parce que le dernier son qu’on allait entendre avant de se faire rentrer dedans serait le petit « ding » de la sonnette de vélo (son fatidique à Amsterdam!). À partir de ce moment-là, on est devenu un peu paranoïaque et, à chaque fois qu’on entendait le son de la sonnette, on se retournait vite en se demandant d’où allait surgir le vélo. Et les locaux roulent tellement vite en zigzagant parmi les touristes perdus et paranos! 

Honnêtement, je venais à Amsterdam pour tulipes, les vélos et les canaux. Les sex shows et les coffee shop, ce n’est vraiment pas mon truc… Même s’il y en a qui disent que t’en qu’à être à Amsterdam… Bof… pas pour moi…

Un des canaux d'Amsterdam

À notre auberge de jeunesse, c’était ridicule le nombre de canadiens qui étaient là! On aurait dit qu’on s’était tous donné rendez-vous au Flying Pig Downtown au même moment. Ou que la Canada préparait une invasion subtile de l’Europe en commençant par Amsterdam! À un moment, je ne demandais plus au gens d’où il venait, mais plutôt s’il venait du Canada! Il n’y avait cependant pas vraiment d’autres Québécois. On a rencontré des jumeaux de Niagara Falls qui venaient de finir leur 1re année d’université et j’avais l’impression que j’avais 2 nouveaux petits frères pour le temps de 2 jours! À cette auberge, aussi, j’ai testé pour la première fois des dortoirs à lits doubles jumeaux (ou lieu de lits simples). C’était le plus cheap et on était deux… Je m’attendais à ce que ça soit pleins de couples dans ces dortoirs, mais vraiment pas! Plutôt du monde qui voyagait en nombre paire et qui voulait épargner de l’argent.

Le tramway

Donc la première journée, on est allée faire un tour guidé gratuit de la ville avec Sandemans (c’est gratuit; on donne un pourboire à la fin selon notre appréciation et ça constitue le salaire du guide). C’est vraiment un bon moyen de voir le plus de la ville quand on n’a pas beaucoup de temps et en même temps ça donne pleins de détails historiques (et de détails moins historiques!) qu’on ne saurait pas nécessairement autrement.

Un des canaux d'Amsterdam
 Amsterdam est également le paradis des fromages (sérieusement, c’est fou!) et, ce qui est merveilleux, c’est que lorsqu’on entre dans une fromagerie il y a des échantillons de pleins de fromages! Wouhou! Le premier soir, on s’est acheté du fromage avec du pain baguette et une bouteille de vin cheap chacun (héhé). Ça faisait presque fancy! On avait un fromage vert radio-actif au pesto!


- 11 mai 
À vélo avec Ria et les jumeaux
Être à Amsterdam, je voulais vraiment aller me promener à vélo (chacun ses raisons de se rendre dans cette ville…!). Ça avait l’air vraiment le fun, mais, après avoir vu un peu de la ville et les nombreuses variations de moyens de transport pouvant me rentrer dedans, ça sonnait aussi légèrement casse-cou! Donc à 4 (moi, Ria et les jumeaux de Niagara Falls), on s’est lancé dans la ville. Et un des jumeaux étaient juste trop efficace : il consultait la carte, donnait les directions et prenaient des photos en même temps. Ça c’est du multitasking! Disons que de mon côté, je tenais quand même serré les guidons jusqu’à notre arrivée dans VondelPark. On est ensuite arrêté au Flower Market qui est le plus long marché flottant de fleurs (situé sur des quais). On est aussi allé faire un tour dans une autre fromagerie le temps de « voler » quelques échantillons de fromages :) On a également trouvé le « I Amsterdam », un classique sur lequel on a grimpé et pris pleins de photos! Question de vraiment se remplir l’estomac, on va ensuite à la Pancake Bakery où on offre tellement de sortes de crêpes! J’arrête mon choix sur celle au pommes, bacons et crème glacée à la vanille (la crêpe « canadienne » avait vraiment l’air bonne, mais je trouvais qu’il fallait sortir un peu du Canada!).




C’est également à Amsterdam qu’a vécu Anne Frank lors de l’écriture de son journal. L’ancienne maison des Frank où la famille et de leur amis s’y sont caché durant quelques années durant la 2e Guerre Mondial avant d’être dénoncé aux Nazis a été transformé en musée où chaque pièce offre un témoignage touchant et une réalité parfois difficile à accepter. De toute la famille Frank, seul le père survit et en revenant chez lui une amie de la famille lui remet le journal d’Anne qu’elle avait trouvé.

En soirée, on fait un pub crawl (moyen; les pubs ne sont pas vraiment des pubs, plus des pseudo-clubs…) et c’est aussi à partir de ce moment-là que je commence à perdre ma voix pour les prochains nombreux jours…

- 12 mai
Géant sabot!
On fait un peu de magasinage de touristes (des sabots!) et on prend des photos dans un sabot géant (faut bien rester dans le thème!). On dîne au Bagels and Beans qui offrent pleins de bagels frais (surprise…) en sandwich et de jus fraîchement pressés. Miam…


Question de faire passer l’alcool de la veille, on finit la journée au Heineken Experience où on apprend comme la Heineken est faite, comment le logo de la bière a été choisi (apparemment, les « e » dans Heineken sont des smiley « e ») et où on peut visionner pleins de leurs annonces qui passaient autrefois à la télévision. On a fini la visite en se versant notre propre bière au bar (parce qu’on est pro de même!). J’ai même la preuve de ma compétence sur un petit certificat… Hein!

Et cette fois-ci, on a décidé de se prendre assez d’avance pour ne pas répéter l’expérience de Londres et on a pris le train assez d’avance pour arriver à temps à l’aéroport. Il y a des expériences qu’on n’a pas besoin de répéter dans la vie…

* Petite note culinaire, les frites à Amsterdam sont également vraiment bonnes!

lundi 11 juin 2012

Nouvelle coloc, Glendalough, Belfast, Howth et étude pour les examens


Initialement, on était 3 filles de l’Université d’Ottawa à aménager ensemble dans mon appartement actuel (moi, Ria et Tra qui est originaire du Viêt-Nam). Mais, Tra trouvait que la place était devenu trop bruyante depuis la réouverture du pub situé sous l’appartement (honnêtement, il n’y a pratiquement pas de différence selon moi, puisqu’on vit dans un quartier résidentiel et que le pub ferme tôt sauf le vendredi et le samedi (et même là, il ferme à 1h30 du matin)). Donc, on vivait juste à deux depuis deux semaines et je dois dire qu’on a vu une nette différence (positive) dans la consommation d’électricité et d’autres biens communs. Disons que notre petite coloc était une grande consommatrice! Puisqu’on loue par chambre et non par appartement, on se retrouvait avec une chambre de libre et on espérait que ça reste comme ça. Sauf que ça n’a pas pris de temps pour que notre concierge nous dise qu’on aurait une nouvelle coloc. Je m’attendais au pire (je suis de nature un peu pessimiste héhé…) avec la chance que je peux parfois avoir. Mais on n’aurait pas pu mieux tomber. On est tombé sur Muireann, irlandaise et étudiante de 3e année en médecine en Écosse. Elle allait habiter avec nous pour un mois pour son stage et on a toutes les 3 tout de suite cliqué.

- 21 avril
Dernière randonnée avec le Hiking Club… Ces randonnées vont m’avoir permises de découvrir des recoins de l’Irlande que je n’aurais jamais vus autrement (les Bluestack Mountains dans le coin de Donegal ou Slieve Donard avec le plus haut sommet de l’Irlande du Nord) et de faire des rencontres dont je vais me souvenir avec cet échange.  Nous sommes allés à Glendalough (qui signifie vallée entre les 2 lacs… ou quelques choses comme ça…) situé à environ 1h au sud de Dublin dans le comté de Wicklow, qui est un autre coin de l’Irlande offrant de superbes vues sur ces collines. C’était une randonnée moins demandante que les précédentes et sur un circuit plus populaire (disons qu’on a rencontré absolument aucune autre personne lors de notre précédente randonnée à Donegal…), car plus accessible. Mais la vue tout en haut offrait vraiment un beau paysage avec un des lacs comme principal attrait. Et, oui, j’ai tenté de ne pas trop m’emporter sur les photos! Ce qui sera mémorable également de cette journée sera vraiment la météo : soleil, pluie, soleil, pluie, soleil, grêle (quoi??!), soleil, pluie… C’était… divertissant…? Et encore une fois, ça ne serait pas vraiment une randonnée si je n’avais pas encore failli perde pied et me casser la gueule. Il faut bien avoir ses classiques! On a fini la randonnée à l’irlandaise : dans un pub avant de retourner à Dublin :)

Glendalough, à une des extrémité de la vallée

- 27 avril
C’est la dernière journée de cours à Dublin City University (DCU). On a ensuite la chance d’avoir 2 semaines « d’étude » qui sont pour sûrement une bonne majorité des étudiants en échange 2 semaines de voyage. C’est ce que j’avais prévu faire, surtout avec le fait que la sœur de Ria venait passer deux semaines en Irlande et que les deux avaient planifiées se promener beaucoup en Irlande durant ce temps-là. Heureusement pour moi, j’avais simplement 2 examens finaux (sur 4 cours, 1 était condensé en 6 semaines et l’autre ne comportait que des projets à remettre durant la session). Malheureusement pour moi, ces 2 examens de par cœur (Anatomie et Microbiologie) étaient durant les 3 premiers jours de la session d’examen et un d’eux allait valoir 100% de la note. Wouhou… Et déjà qu’on partait pour Amsterdam vers la fin de ces semaines d’étude, j’allais malheureusement devoir prendre des journées pour étudier…

- 30 avril
À gauche de la photo, la structure brillante métallique
est le musée du Titanic 
Lorsque j’étais allée à Belfast en février passé, le musée du Titanic n’était malheureusement pas encore ouvert. Puisque Ria retournait à Belfast avec sa sœur pour quelques jours, j’ai décidé de faire un aller-retour pour aller visiter le musée (j’avais aussi entendu dire que ça valait la peine d’être vue). Se rendre à Belfast est aussi long/ loin que de faire un aller-retour Gatineau-Montréal. Et ayant toujours peur d’avoir froid (surtout avec ce climat irlandais), je n’étais pas préparé à ce qu’il fasse gros soleil (moi et ma tuque et mon gros gilet!). Je conseille le musée à ceux/ celle qui visiterait Belfast (c’est tout de même dommage qu’il coûte quand même un bon montant, je suppose que c’est parce qu’il vient d’ouvrir…). Au milieu de la zone portuaire, le musée détonne vraiment avec son architecture moderne! En lisant toutes les informations et les témoignages, on en apprend également un peu plus sur ce gros paquebot que ce que le film de James Cameron nous montre.

City Hall de Belfast et ses arbres décorés de rubans pour souligner les 100 ans du Titanic

- 2 mai
Visite de Kilmainham Jail, prison historique où les principaux hommes déclencheurs de la Révolution pour l'indépendance de l'Irlande ont été détenus et exécutés (ils étaient 16). Cette visite permet vraiment de mieux comprend le passé de révolte de ce pays. On prend ça relax ensuite et on profite des bons Fish & Chips à la microbrasserie Porterhouse près de Trinity College.

Couloir de pierre avec les cellules de prison:
même aujourd'hui on peut ressentir le froid
et l'humidité incrustés dans les murs...  




















- 5 mai
Moi et Muireann à Howth
Il fait enfin soleil après pleins de journées moroses grises et pluvieuses (et à étudier en plus…). Muireann (ma coloc irlandaise) et moi, on en profite pour aller visiter Howth. C’est un village côtier à 20 minutes de train (le DART, un genre de train de banlieue). Il y a une grosse marina à Howth et la place me rappelle tout de suite la marina à Aylmer! On n’aurait pas pu choisir meilleur journée pour se sauver de la ville! On paresse le long des quais à se faire chauffer au soleil et on prend le chemin qui mène aux falaises et qui permet d’avoir une vue de loin de Howth. On admire aussi les « grosses cabanes » et on choisit notre future maison (3 étages, vue sur la mer… il faut juste se trouver un généreux donateur maintenant! Ou un riche (jeune et beau… priorité dans la vie!) héritier à marier!).
Notre future maison sur la côte

Marina de Howth

- 8 mai
Finalement, après plus de 3 mois à vivre à Dublin, je visite finalement la Guinness Factory qui consiste en l’ancienne brasserie de Guinness transformée en un musée de 7 étages (la nouvelle partie de la brasserie, qui est actuellement utilisée pour produire des litres et des litres de Guinness, n’est pas accessible au public). Puisqu’on est en fin de journée, on arrive trop tard au bar qui nous aurait permis de nous verser notre propre Guinness (c’est tellement une bière spéciale qu’elle a sa propre technique de versage!), mais on profite tout de même de notre Guinness au bar vitré situé au sommet de la brasserie et qui offre une vue de 360° sur les toits de Dublin. (Je n’avais personnellement jamais goûté à de la Guinness avant d’être en Irlande, mais apparemment elle goûte meilleure ici que par chez nous…)

Vue de Dublin (le grand pic au loin est le Spire) depuis le bar vitré

Une des anciennes annonces de Guinness

jeudi 7 juin 2012

Cup of tea with the Queen



Londres et ses classiques
 La question ne s’est pas posée longtemps. On avait une longue fin de semaine pour Pâques, on part à l’aventure! Et dans ce cas-ci, l’aventure c’était la conquête de Londres. D’accord j’exagère juste un peu, disons plutôt sa « power » découverte  parce qu’on a vraiment bien rempli c’est 4 journées et demie en marchant, marchant et marchant partout!

Malheureusement pour le transport et nous, l’Irlande est sur une île et à chaque fois qu’on veut visiter un autre pays (sauf l’Irlande du Nord), il faut prendre un avion. Ça serait drôlement plus pratique et économique si on pouvait prendre le train comme tout bon touriste sur le continent européen…

- 5 avril
En marchant vers notre auberge
On prend l’avion (Ria et moi) vers 13h40 avec Aer Lingus (compagnie irlandaise) après nos cours et à notre arrivée à Heathrow on prend le train pour se rendre à notre auberge et cela nous donne tout de suite une idée du système de l’Underground londonien. Notre auberge se situe dans Chelsea. Le Queen Elizabeth. Qui se situe assez loin de la royauté… C’est plutôt une auberge qui a été annexée à un pub de quartier (la salle commune est en fait le pub et il faut passer derrière le comptoir pour avoir accès à la porte qui donne aux chambres). Notre chambre se situe dans la cours arrière; il faut donc sortir dehors pour accéder de notre chambre à la salle de bain… (j’ai fait l’erreur un matin de me dire que je pouvais sortir juste en pied de bas… et il pleuvait dehors… 2 pas et plus de bas secs…). Bon, j’avais connu mieux en matière d’auberge, mais j’avais aussi connu pire! 


On décide d’aller explorer la ville en soirée et en sortant de l’Undergroundsurprise, on atterrit face à face avec Big Ben! Je crois bien que c’est le moment qui nous a fait réaliser qu’on était à Londres! Et c’est aussi à ce moment qu’on a peut-être fait un petit excès de photos du Big Ben… pendant une bonne demie heure… On a passé le reste de la soirée à marcher le long de la Tamise à admirer Londres tout illuminé pour terminer à Trafalgar Square. C’était magique :)

Trafalgar Square sous les nuages
 - 6 avril
On se rend à Buckingham Palace pour assister à la fin du changement de la garde. Le palais et sa cours sont vraiment beaux. Il y a aussi trois pour d’accès nommées pour trois anciennes colonies britanniques : Australie, Afrique du sud et Canada. Je ne sais pas pourquoi, mais le tout me rappelait des airs de Versailles. En se promenant dans St. James Park à côté du palais (en sortant par la porte du Canada (!), où chaque province est représentée), on est arrivé par hasard juste à temps pour assister à une cérémonie où 1100 étudiants canadiens du secondaire passaient par Londres pour se rendre à Vichy (France) pour rendre hommage aux soldats canadiens ayant participés aux Guerres mondiales. Cela se faisait via l’organisation EF (avec laquelle j’ai fait mon premier voyage lorsque j’étais au secondaire). Ils y avaient plusieurs gens d’importance donc le ministre canadien des Anciens combattants.

On a ensuite fait du window shopping sur Picadilly Road et on s’est payé un succulent et énorme souper de cuisine indienne au Café Mumbai. Et puisqu’on était les premiers clients dans le restaurant, le serveur nous offert une entrée gratuite! De quoi bien se remplir l’estomac avant d’aller s’en mettre plein la vue avec comédie musicale Chicago! Un peu comme à New York, plusieurs musical sont présentés dans différentes salles de spectacle londoniennes et il est possible de les acheter à rabais à la dernière minute. Chicago étant un classique et ayant reçu beaucoup de bonnes critiques, je me suis dit que c’était un bon choix pour voir mon premier musical. Et c’était tellement bon! On s’est retrouvée avec des places dans la première rangée au balcon et, puisque ce n’était pas une énorme salle, ça nous donnait une excellente vue. Et les comédiens/ chanteurs/ danseurs étaient vraiment bon et TELLEMENT en shape! Autant les hommes que les femmes! Ça fait sentir pas en forme… Bref, j’ai adoré l’expérience!

- 7 avril
London Eye!
Ça coûte assez cher, c’est bourré de touristes (sûrement la raison du coût), mais malgré ça j’avais tellement envie d’y aller : London Eye! Cette géante grande roue mise en place pour le nouveau millénaire, située dans le coin de Westminster et qui offre une vue impressionnante des toits de Londres et de la Tamise. Et oui, il y a 2 files d’attentes (une pour acheter le billet et une pour attendre pour entrer dans le London Eye; on dit que les Anglais adore faire la file…), mais le « produit final », selon mon opinion en a valu la peine. J’adore ces sortes de hauts perchoirs qui permettent au regard de se perdre dans l’horizon. Autant pour avoir une vue sur la ville que sur l’océan (le coucher de soleil est toujours un bonus très grandement apprécié!).

Vue à partir du London Eye

L’après-midi était réservée à une autre première dans ma vie : un match de soccer de la Premier League, Chelsea contre Wigan. Sans grande surprise, Chelsea a gagné (2-1) puisqu’ils étaient les favoris. La surprise est plus venue lorsque Wigan a marqué, puisqu’ils étaient assez bas dans le classement à ce moment. Mais je dois dire que ce que j’ai vraiment aimé, c’est toute l’atmosphère entourant l’événement et dans le stade! Pour se rendre au stade, on se trouvait dans le train bondé de gens qui sont tous débarqués au même arrêt (avec nous dans cette masse humaine). C’est la première fois que je me retrouvais dans un stade plein de fans chantant, criant, suivant avec frénésie chaque mouvement du ballon et se levant de son siège lorsque le ballon était à proximité du but en espérant que le but soit pour cette fois-là. Tellement d’énergie rassemblée en un même lieu!

En soirée, on a continué notre parcours dans la ville pour compléter un peu plus notre To Do List. Direction King’s Cross. Oh oui, comme dans Harry Potter! Il y avait tellement de touristes qui se rendaient à cette gare, lorsqu’ Harry Potter est devenu populaire, pour voir où se trouverait la plateforme 9¾, qu’une fausse plateforme a été installée. Ça consiste en un écriteau Platfomorm 9¾ et un chariot qui donne l’impression de passer dans le mur. Et de touristes (… moi…) qui prennent des photos comme s’ils allaient passer de l’autre côté du mur. Et le monsieur à la gare n’a même pas été surpris quand je lui ai demandé où se trouvait la plateforme 9¾…! On s’est ensuite promener le long de la Tamise vers le Tower Bridge, ce pont si connu et si beau, qui se lève pour laisser passer les bateaux et est illuminé le soir.
Tower Bridge de jour

Le London bridge, construit au cours de la dernière
décennie et changeant de couleur le soir


- 8 avril
C’est Pâques! Levé pénible vers 6h du matin. On a réservé un day tour qui va nous amener à Windsor, Bath (connue pour la présence de ces bains thermaux construits et utilisés par les Romains lors de leur invasion des territoires anglais) et le fameux Stonehenge.

Windsor Castle au loin
Windsor, comme dans Windsor Castle, résidence temporaire de sa Majesté. Qui était d’ailleurs présente lors de notre visite à Windsor (puisque c’était Pâques). Je peux donc dire que je n’ai jamais été aussi près de la Reine! En prenant en compte l’ensemble des souverains de l’Angleterre, Elizabeth II est la personne ayant régné le plus longtemps juste après Victoria. Et il ne lui manque que quelques années (2 ans si ma mémoire est bonne) avant d’en devenir la première. Et, si je me souviens bien, le Prince Charles est en première place pour la plus longue attente pour succéder à la couronne. Mais il paraît également qu’Elizabeth ne veut pas lui passer la couronne et préfèrerait la passer directement au Prince William. Ah, potins de royauté!

Bain romain
Bath














Bath est vraiment une belle ville. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais son côté romain la met vraiment dans une catégorie à part. C’est tout de même fou que les bains qui sont aujourd’hui visités datent du temps des Romains. Il y avait des sculptures de Jules Césars et autres Romains tout autour de la galerie du bain principal. Disons qu’au Canada, on ne trouve pas des ruines en plein milieu des villes datant de 600 ans ou même plus. La phrase « Ceci date du 12e siècle » ne se fait pas vraiment entendre…

Une des premières réactions de plusieurs en voyant Stonehenge est la même que celle en voyant la Joconde : « c’est vraiment plus petit que je pensais ». Bon, Stonehenge reste quand même très impressionnant! Les roches sont assez (beaucoup) grosses pour vraiment se demander comment elles sont arrivées là et comment, avec des moyens préhistoriques, elles ont été montées en une telle structure… Et je m’imaginais aussi Stonehenge en plein milieu de nulle part. Bon, c’est quand même au milieu de nulle part, mais c’est assez drôle de voir des moutons dans un champ derrière, entre les grosses roches préhistoriques et le route qui passe au loin.   
  
- 9 avril
Il fait vraiment frette aujourd’hui et il pleut. C’est l’image du Londres grise et mouillée si souvent décrite. Je n’aurai vraiment pas apporté mes bottes pour rien…

Une partie de Westminster Abbey
Pour notre dernière journée à Londres, on avait encore quelques choses à faire dans cette ville où on aurait pu passer 4 autres jours sans revoir les mêmes choses. Westminster Abbey, situé juste derrière le Big Ben, est vraiment impressionnante (tant de l’extérieur que de l’intérieur) et immense! Mais comme c’est une des attractions touristiques principales de la ville, il faut faire la file (un bon 45 minutes) pour y entrer. C’est ici que William et Kate se sont mariés, mais, c’est premièrement et surtout, un lieu rempli d’histoire. On y retrouve de nombreuses chapelles avec des tombeaux d’anciens rois/reines et des nombreuses sculptures en l’honneur d’écrivains, de compositeurs ou de scientifiques. On a dû y passer un bon 1h30 afin de profiter de ce morceau d’histoire et d’art.


British Museum
Le temps de manger un Fish & Chips (celui que j’ai eu à Dublin était bien meilleur…), on se dirige vers le British Museum, cet énorme musée qui présente l’histoire et la culture des diverses parties du monde. Il me rappelait un  peu le MET à New York, mais je suppose qu’en voyageant on finit par tracer des parallèles entre les lieux qu’on connait déjà afin de rendre les nouveaux endroits plus familiers. Après une matinée à lire tous les écriteaux dans Westminster Abbey et avoir passé plus de 3 jours à courir Londres, mon cerveau (et corps) était plutôt vraiment épuisé. Je dois donc dire que j’ai plutôt flâné dans le musée en zigzagant d’items en items plutôt que lu avec intérêt les informations accompagnants chaque artéfact. Et, en fait, à la fin, après 2h, je faisais plutôt simplement me traîner les pieds… qui étaient vraiment fatigués…

Le futur stade olympique (on se demande encore à
quoi servira la  structure à la droite...)
Comme dernier item au « menu » londonien, on voulait se rendre au stade des futurs Jeux olympiques. Qui se trouvait assez loin. Je peux quand même dire qu’on a également accompli ça! On a pu voir le stade et une partie du site à bonne distance. Et qu’au moment de notre visite, le site était encore beaucoup en construction! C’était difficile de croire qu’il allait accueillir une foule importante d’athlètes et de visiteurs dans à peine plus de plus de 3 mois.



Ça nous a pris plus de 45min à rejoindre notre auberge pour récupérer nos bagages et reprendre le train vers l’aéroport. Et on avait tellement mal calculé nos affaires! Le train, ça ne roule pas si vite que ça (contrairement au métro). Et on n’avait pas trop trop regardé l’heure à un certain point. Donc, on s’est retrouvée dans le train à stresser (surtout moi!) parce qu’il était 20h20, que notre vol était à 21h10 et qu’on avait encore un bon 20-30 minutes avant d’arriver au terminal… Et que la porte ferme normalement 30 minutes avant le vol… Et on avait le dernier vol de la journée donc, en plus de payer pour un autre vol, il allait falloir dormir à l’aéroport et attendre le matin. J’étais crevée, je voulais juste passer la nuit dans mon lit. On est arrivée au terminal à 20h50, on a pris nos bagages et on a couru aussi vite que nos jambes le pouvait en espérant pour un miracle qui fasse qu’on puisse prendre ce vol. Et le miracle s’est produit! Je ne sais pas comment à deux on a fait pour avoir autant de bon karma d’amassé, mais le vol était retardé de 50 minutes. On devait être les seules ravies de cette nouvelle!

samedi 26 mai 2012

Au pays des moutons et de l'eau glacée




(A) Donegal, (B) Dublin
 
- 30 mars
Je suis enrhumée comme ça ne se peut pas depuis 3 jours, mais ça ne dérange pas parce que je pars toute la fin de semaine faire de la randonnée avec une trentaine d’étudiants du Hiking club (donc sûrement une quinzaine d’Allemands!) à Donegal, petite ville situé près de la côte nord-ouest de l’Irlande! Le linge et la bouffe sont pactés, ainsi qu’une pile énorme de mouchoirs et mes derniers précieux Advil. Ready to go!

On part en fin d’après-midi pour profiter durant environ 3h des routes sinueuses et étroites irlandaises dans un autobus voyageur (ça zigzague tellement qu’à un point un gars du groupe demande d’arrêter l’autobus parce qu’il ne se sent pas très bien…). Moi, mon nez et mes sinus, on tente de survivre. C’est aussi durant ce trajet que j’apprends d’amies qui étudient en Pennsylvanie que si plus de 5 filles vivent ensemble dans une maison ayant une cuisine, cela est considéré comme étant un bordel… Mais s’il n’y a pas de cuisine et plus de 5 filles, ou s’il y a un gars et plus de 5 filles, alors ce n’est pas considéré comme étant un bordel… Admirez cette belle logique… Mais dans un appartement, cette pseudo-loi ne s’applique apparemment pas. Et elle n’est pas applicable pour les gars non plus (donc les gars, vous pouvez être plus de 5 dans une maison ET avoir une cuisine… injustice…). C’est donc pour cette raison que les sororités universitaires en Pennsylvanie n’ont pas de cuisine. Ah ben…

Autre découverte venant de notre chauffeur de bus s’incrustant dans nos conversation sans rapport : si on désigne quelqu’un comme étant « a Chucky », on fait référence à une personne étant affiliée  l'IRLA (Irish Republican Liberation Army), armée qui tenta et tente d'obtenir l'unification et l'indépendance complète de la Couronne britannique pour tout l'île de l'Irlande (donc de l'Irlande du Nord également) par des moyens parfois plutôt controversés). À l'avenir, on va faire plus attention quand on va avoir une conversation qui va mener à parler de la poupée Chucky... Qui aurait cru

La gang du dortoir!
Donc, à l’auberge, on envahie la place (remarque, je ne pense pas qu’il y avait d’autres gens que nous) et on partage des dortoirs. Et justement, on se retrouve 5 filles (dont celles qui nous parlaient des « bordels » en Pennsylvanie) et 1 gars. Une chance qu’on avait un gars parce qu’on avait un méchante grosse cuisine dans cette maison et ça aurait définitivement fini en bordel autrement!   



- 31 mars
Des moutons! :)
Vue du haut des Bluestack Mountains

Randonnée dans les Bluestacks Mountains (bon, les Irlandais appellent tous les monts des montagnes, je ne commencerais pas à les corriger sur le sujet…). On est parti pour un bon 7h et, miracle, il faisait beau! Je peux aussi vous confirmer que plusieurs moutons ont été baptisés « Pipa » (surnom de la sœur de notre future reine d’Angleterre (Kate) pour les moins connaisseurs) par Mary, une de mes amies venant des USA, qui porte un profond amour pour les moutons irlandais! Et pour le mariage de Kate et William! Autre fait : notre randonnée se situe au même endroit où certaines scènes du film Brave Heart ont été tournées. C’est également durant cette randonnée où j’ai sérieusement failli me péter la gueule (exclure ici les nombreuses fois où je suis tombée sur mon derrière en descendant trop vite (ou à une vitesse normale) les côtes…). Il fallait passer par-dessus des clôtures de barbelés (pour passer par les terrains de fermiers) et, la 2e fois, j’ai perdu l’équilibre en devant passer le dessus de la clôture (de ~1m 30cm de hauteur) et je me serais écraser face la première (en espérant éviter les grosses roches dans l’herbe) si un des guides ne m’avaient pas littéralement attrapé dans ces bras! Trop tard pour passer inaperçue maintenant… Au moins j’ai simplement eu un accro dans mon pantalon et une égratignure de barbelé sur la jambe.

Vue à partir Bluestack Mountains
 - 1er avril

Quoi de mieux pour en finir avec un rhume qu’aller se lancer dans l’eau glacée du nord de l’océan Atlantique. Non? Eh bien oui! Entre le tir à l’arc, l’équitation et le coasteering (exploration de la côte en se lançant dans l’eau, puis en ressortant pour marcher le long des parois rocheuses de la côte et ainsi de suite), j’avais choisi le coasteering 2 semaines auparavant lors de l’inscription. C’était la seule activité des trois que je n’avais jamais tenté et ça avait l’air assez divertissant! Heureusement, on allait avoir un wetsuit et une veste de sauvetage. Mais je dois dire que même avec cela, rendu à cette journée, me lancer dans l’eau glacée semblait moins tentant. En fait, lors de mon inscription, j’avais légèrement (beaucoup) omis le facteur « eau glacée »… Et à voir le visage des gens (et sûrement le mien) après s’être lancé dans l’eau, une seule conclusion pouvait venir à l’esprit : c’était vraiment frette! Le wetsuit fait le travail pour les parties du corps couverte, mais les pieds (malgré les espadrilles) et les mains sont directement exposés à l’eau et, wow, ça transperce comme des couteaux! Sérieusement, ma première pensée, une fois que les connexions à mon cerveau ont pu se rétablir, a été de me dire que je pouvais maintenant imaginer ce que les gens du Titanic ont éprouvé! Malgré ça, l’expérience, qui dure environ 1h30, est quand même agréable en sont tout (je sais, je ne décris pas ça comme si ça l’avait été, mais ce l’était!). Et le guide était vraiment bien, et la gang vraiment le fun! Et en plus, l’eau salée, ça dégage les sinus comme ça ne se peut pas haha! Le moment désagréable de la fin a été lorsqu’il a fallu se changer sur le bord de la route. Tellement désagréable d’avoir froid et de devoir retirer ses vêtements mouillés au complet… sur le bord d’une route… Et un wetsuit en plus! Au moins, après, mes 3 couches de vêtements et ma tuque était la chose la plus agréable! Le bonheur des vêtements secs!
Ready to go coasteering!

dimanche 20 mai 2012

Mars : St Paddy's chez les roux et autres visites


Quand je repense au mois de mars, j’ai l’impression qu’il s’est passé peu et beaucoup de chose en même temps : j’ai moins voyagé que durant les autres mois (ou du moins qu’en février qui, académiquement, avait été un mois très tranquille), je suis restée autour de Dublin, car j’avais des projets/ examen/ un cours condensé enseigné par des profs assez moyens qui finissait. Donc j’allais goûter au côté moins intéressant/divertissant qui vient dans le « contrat » d’un échange étudiant universitaire : faire des travaux et étudier.

- 10 mars :
Newgrange vue de loin
Aujourd’hui, on s’en va visiter un site historique irlandais plus vieux que les pyramides égyptiennes! Newgrange. Première question qui me vient à l’esprit quand j’apprends ce fait : pourquoi, alors, les pyramides sont-elles connues mondialement alors que Newgrange est… moins connu par le commun des mortels? Même si Newgrange est impressionnant à voir, ce ne l’est probablement vraiment pas autant que ces très chères pyramides (que je n’ai pas encore eu la chance de voir…). Il est aussi intéressant de mentionner que ce site est 1000 ans plus vieux que Stonehenge (que je verrais plus tard dans mon voyage). Newgrange est une nécropole néolithique qui démontre les capacités en architecture des Hommes de la Préhistoire. L’emplacement de chaque pierre posée a été réfléchi et ne résulte pas du simple hasard. Ce site servait à recevoir les ossements des défunts des plus hautes sphères sociales (ça démontre aussi qu’il y a des classes sociales apparentes depuis un petit bout…). Bien entendu, maintenant, il n’y a plus d’ossements à l’intérieur de cette chambre. Et la chambre à l’intérieur est beaucoup plus petite que ce que l’extérieur laisserait présager. Et les photos à l’intérieur n’étaient pas permise donc ma parole devra être prise pour acquise! Fait intéressant sur ce lieu, au solciste d’hiver la lumière du soleil levant pénètre en ligne droite à l’intérieur du site de Newgrange pour illuminer pour un cours moment son intérieur. Seul un groupe de personnes sélectionnées par tirage peuvent assister à ce phénomène.

À notre retour à Dublin, ils nous restent assez de temps pour aller visiter la distillerie Jameson. Bon, mon amour pour le whiskey ne s’est pas soudainement développé en Irlande. Je trouve que s’est toujours… pas super bon! Mais c’était quand même une place vraiment intéressante à visiter. C’est toute de même une partie de l’histoire irlandaise. On avait un verre de Jameson à la fin, mais n’étant pas fan du Jameson on the rock j’ai plutôt opté pour le mix « Jameson + jus de canneberge » (qui n’est peut-être pas le meilleur mélange non plus!)

- 11 mars :
Football gaélique
Hurling
On s’investi à fond dans la culture irlandaise : Hurling Game + Gaelic Football Game! Deux sports comment dire… full contact!!! C’est assez impressionnant à regarder sur place dans le stade (Croke Park). C’est simplement fou la vitesse des joueurs et la force déployée! Et il y avait un certain moment d’adaptation au début des matches à s’habituer à voir les joueurs se renter dedans sans recevoir de cartons jaunes/rouges. Je me demandais à un moment, justement, si recevoir un de ces cartons étaient possible dans ces sports… jusqu’à ce qu’un des joueurs descende les shorts d’un joueur de l’équipe adverse durant la partie de Gaelic Football. Ah, il fallait donc que ça se rende à ce point…! Côté hurling, il était surprenant d’apprendre que le casque n’est obligatoire que depuis quelques années (3 ans, je crois bien) alors que le sport se joue avec un bâton de bois et permet le plein contact (et côté contact, les joueurs ne se retiennent pas!). Disons que le casque a toujours été permis, mais ceux qui le portaient se faisaient parfois pointer comme étant moins tough. Sérieusement, j’aimerais mieux avoir l’air moins tough et éviter les multiples commotions cérébrales! Parce qu’à te faire brasser le cerveau comme ça…
Pour comprendre un peu le hurling http://www.youtube.com/watch?v=TmzivRetelE et le football gaélique http://www.youtube.com/watch?v=TEAbWrdB9XU


- 17 mars : ST-PATRICK


Bon, c’est la St-Patrick. Je suis en Irlande, à Dublin. LA place, non? Ironiquement, je n’ai absolument jamais fêté la St-Patrick. J’ai en fait toujours eu de la difficulté à me rappeler de la date de cette fête. Bref, je n’y avais jamais prêtée attention avant de me trouver en terre native de cet événement. Et on l’attendait avec impatience cette date! Et en tant que bons touristes de longue durée à Dublin, on a décidé qu’on s’investirait à fond dans la fête en se concoctant un su-per-be habillement. Le vert et les trèfles étaient de la partie! Il y a une chaîne de magasins à Dublin nommé Carrolls (qu’on trouve à chaque 3 coins de rue) qui est le parfait magasin pour le touriste qui veut acheter quelconque trucs faisant référence à l’Irlande (du verre à shooter avec un farfadet dedans, au tambourin traditionnel en passant par les bobettes à trèfles (oh que oui!)), dont une section accessoire qu’on a tenté de ne pas trop dévaliser…! Donc le 17 mars, on se lève tôt pour se préparer, puis on file vers le centre-ville où un ami nous a réservé des places aux fenêtres du 2e étage d’un pub pour regarder le 
défilé de la St-Patrick. C’est des places de choix, mais moi j’ai vraiment le goût de voir ça de dehors dans la foule. Donc, Ria et moi, on se trouve LES places de choix : sur des petits poteaux bordant le trottoir (remarque, on a des amis qui ont réussi à regarder la parade du haut d’une cabine téléphonique!). Le plus compliqué pour moi fut de monter sur mon « observatoire ». En jupe, ce n’est pas pratique. J’ai donc gentiment demandé de l’aide à un groupe de gars qui se trouvait près de moi, et ça a fini qu’un d’eux m’a carrément soulevé par la taille pour me monter sur le poteau. Euh… merci! Donc je suis restée pendant plus de 2h sur un poteau à peine moins large que mes 2 pieds et c’était fantastique! J’ai adoré l’atmosphère de ce rassemblement, du défilé. Cependant, il parait qu’il n’était pas aussi bien que les autres années. Oh well, moi je n’ai pas de point de comparaison! Sinon, le reste de la journée de la St-Patrick consiste au fait que la majorité de la population irlandaise (ou du moins de Dublin) a fini dans un pub et buvait. Mais ça, ce n’est pas vraiment différent des autres samedis en Irlande, selon moi. Et les pubs étaient plein à craquer parce que c’était la finalement de la coupe de rugby des 6 Nations et l’Irlande jouait (et a perdu contre l’Angleterre…). Sinon, le lendemain après un réveil assez tardif (!), on est allé faire un tour à la foire qui était en ville pour la St-Patrick. Au menu, hot-dog et barbe à papa! Menoum menoum!

Maintenant finit le plaisir, on devait affronter la mi-session….