samedi 26 mai 2012

Au pays des moutons et de l'eau glacée




(A) Donegal, (B) Dublin
 
- 30 mars
Je suis enrhumée comme ça ne se peut pas depuis 3 jours, mais ça ne dérange pas parce que je pars toute la fin de semaine faire de la randonnée avec une trentaine d’étudiants du Hiking club (donc sûrement une quinzaine d’Allemands!) à Donegal, petite ville situé près de la côte nord-ouest de l’Irlande! Le linge et la bouffe sont pactés, ainsi qu’une pile énorme de mouchoirs et mes derniers précieux Advil. Ready to go!

On part en fin d’après-midi pour profiter durant environ 3h des routes sinueuses et étroites irlandaises dans un autobus voyageur (ça zigzague tellement qu’à un point un gars du groupe demande d’arrêter l’autobus parce qu’il ne se sent pas très bien…). Moi, mon nez et mes sinus, on tente de survivre. C’est aussi durant ce trajet que j’apprends d’amies qui étudient en Pennsylvanie que si plus de 5 filles vivent ensemble dans une maison ayant une cuisine, cela est considéré comme étant un bordel… Mais s’il n’y a pas de cuisine et plus de 5 filles, ou s’il y a un gars et plus de 5 filles, alors ce n’est pas considéré comme étant un bordel… Admirez cette belle logique… Mais dans un appartement, cette pseudo-loi ne s’applique apparemment pas. Et elle n’est pas applicable pour les gars non plus (donc les gars, vous pouvez être plus de 5 dans une maison ET avoir une cuisine… injustice…). C’est donc pour cette raison que les sororités universitaires en Pennsylvanie n’ont pas de cuisine. Ah ben…

Autre découverte venant de notre chauffeur de bus s’incrustant dans nos conversation sans rapport : si on désigne quelqu’un comme étant « a Chucky », on fait référence à une personne étant affiliée  l'IRLA (Irish Republican Liberation Army), armée qui tenta et tente d'obtenir l'unification et l'indépendance complète de la Couronne britannique pour tout l'île de l'Irlande (donc de l'Irlande du Nord également) par des moyens parfois plutôt controversés). À l'avenir, on va faire plus attention quand on va avoir une conversation qui va mener à parler de la poupée Chucky... Qui aurait cru

La gang du dortoir!
Donc, à l’auberge, on envahie la place (remarque, je ne pense pas qu’il y avait d’autres gens que nous) et on partage des dortoirs. Et justement, on se retrouve 5 filles (dont celles qui nous parlaient des « bordels » en Pennsylvanie) et 1 gars. Une chance qu’on avait un gars parce qu’on avait un méchante grosse cuisine dans cette maison et ça aurait définitivement fini en bordel autrement!   



- 31 mars
Des moutons! :)
Vue du haut des Bluestack Mountains

Randonnée dans les Bluestacks Mountains (bon, les Irlandais appellent tous les monts des montagnes, je ne commencerais pas à les corriger sur le sujet…). On est parti pour un bon 7h et, miracle, il faisait beau! Je peux aussi vous confirmer que plusieurs moutons ont été baptisés « Pipa » (surnom de la sœur de notre future reine d’Angleterre (Kate) pour les moins connaisseurs) par Mary, une de mes amies venant des USA, qui porte un profond amour pour les moutons irlandais! Et pour le mariage de Kate et William! Autre fait : notre randonnée se situe au même endroit où certaines scènes du film Brave Heart ont été tournées. C’est également durant cette randonnée où j’ai sérieusement failli me péter la gueule (exclure ici les nombreuses fois où je suis tombée sur mon derrière en descendant trop vite (ou à une vitesse normale) les côtes…). Il fallait passer par-dessus des clôtures de barbelés (pour passer par les terrains de fermiers) et, la 2e fois, j’ai perdu l’équilibre en devant passer le dessus de la clôture (de ~1m 30cm de hauteur) et je me serais écraser face la première (en espérant éviter les grosses roches dans l’herbe) si un des guides ne m’avaient pas littéralement attrapé dans ces bras! Trop tard pour passer inaperçue maintenant… Au moins j’ai simplement eu un accro dans mon pantalon et une égratignure de barbelé sur la jambe.

Vue à partir Bluestack Mountains
 - 1er avril

Quoi de mieux pour en finir avec un rhume qu’aller se lancer dans l’eau glacée du nord de l’océan Atlantique. Non? Eh bien oui! Entre le tir à l’arc, l’équitation et le coasteering (exploration de la côte en se lançant dans l’eau, puis en ressortant pour marcher le long des parois rocheuses de la côte et ainsi de suite), j’avais choisi le coasteering 2 semaines auparavant lors de l’inscription. C’était la seule activité des trois que je n’avais jamais tenté et ça avait l’air assez divertissant! Heureusement, on allait avoir un wetsuit et une veste de sauvetage. Mais je dois dire que même avec cela, rendu à cette journée, me lancer dans l’eau glacée semblait moins tentant. En fait, lors de mon inscription, j’avais légèrement (beaucoup) omis le facteur « eau glacée »… Et à voir le visage des gens (et sûrement le mien) après s’être lancé dans l’eau, une seule conclusion pouvait venir à l’esprit : c’était vraiment frette! Le wetsuit fait le travail pour les parties du corps couverte, mais les pieds (malgré les espadrilles) et les mains sont directement exposés à l’eau et, wow, ça transperce comme des couteaux! Sérieusement, ma première pensée, une fois que les connexions à mon cerveau ont pu se rétablir, a été de me dire que je pouvais maintenant imaginer ce que les gens du Titanic ont éprouvé! Malgré ça, l’expérience, qui dure environ 1h30, est quand même agréable en sont tout (je sais, je ne décris pas ça comme si ça l’avait été, mais ce l’était!). Et le guide était vraiment bien, et la gang vraiment le fun! Et en plus, l’eau salée, ça dégage les sinus comme ça ne se peut pas haha! Le moment désagréable de la fin a été lorsqu’il a fallu se changer sur le bord de la route. Tellement désagréable d’avoir froid et de devoir retirer ses vêtements mouillés au complet… sur le bord d’une route… Et un wetsuit en plus! Au moins, après, mes 3 couches de vêtements et ma tuque était la chose la plus agréable! Le bonheur des vêtements secs!
Ready to go coasteering!

dimanche 20 mai 2012

Mars : St Paddy's chez les roux et autres visites


Quand je repense au mois de mars, j’ai l’impression qu’il s’est passé peu et beaucoup de chose en même temps : j’ai moins voyagé que durant les autres mois (ou du moins qu’en février qui, académiquement, avait été un mois très tranquille), je suis restée autour de Dublin, car j’avais des projets/ examen/ un cours condensé enseigné par des profs assez moyens qui finissait. Donc j’allais goûter au côté moins intéressant/divertissant qui vient dans le « contrat » d’un échange étudiant universitaire : faire des travaux et étudier.

- 10 mars :
Newgrange vue de loin
Aujourd’hui, on s’en va visiter un site historique irlandais plus vieux que les pyramides égyptiennes! Newgrange. Première question qui me vient à l’esprit quand j’apprends ce fait : pourquoi, alors, les pyramides sont-elles connues mondialement alors que Newgrange est… moins connu par le commun des mortels? Même si Newgrange est impressionnant à voir, ce ne l’est probablement vraiment pas autant que ces très chères pyramides (que je n’ai pas encore eu la chance de voir…). Il est aussi intéressant de mentionner que ce site est 1000 ans plus vieux que Stonehenge (que je verrais plus tard dans mon voyage). Newgrange est une nécropole néolithique qui démontre les capacités en architecture des Hommes de la Préhistoire. L’emplacement de chaque pierre posée a été réfléchi et ne résulte pas du simple hasard. Ce site servait à recevoir les ossements des défunts des plus hautes sphères sociales (ça démontre aussi qu’il y a des classes sociales apparentes depuis un petit bout…). Bien entendu, maintenant, il n’y a plus d’ossements à l’intérieur de cette chambre. Et la chambre à l’intérieur est beaucoup plus petite que ce que l’extérieur laisserait présager. Et les photos à l’intérieur n’étaient pas permise donc ma parole devra être prise pour acquise! Fait intéressant sur ce lieu, au solciste d’hiver la lumière du soleil levant pénètre en ligne droite à l’intérieur du site de Newgrange pour illuminer pour un cours moment son intérieur. Seul un groupe de personnes sélectionnées par tirage peuvent assister à ce phénomène.

À notre retour à Dublin, ils nous restent assez de temps pour aller visiter la distillerie Jameson. Bon, mon amour pour le whiskey ne s’est pas soudainement développé en Irlande. Je trouve que s’est toujours… pas super bon! Mais c’était quand même une place vraiment intéressante à visiter. C’est toute de même une partie de l’histoire irlandaise. On avait un verre de Jameson à la fin, mais n’étant pas fan du Jameson on the rock j’ai plutôt opté pour le mix « Jameson + jus de canneberge » (qui n’est peut-être pas le meilleur mélange non plus!)

- 11 mars :
Football gaélique
Hurling
On s’investi à fond dans la culture irlandaise : Hurling Game + Gaelic Football Game! Deux sports comment dire… full contact!!! C’est assez impressionnant à regarder sur place dans le stade (Croke Park). C’est simplement fou la vitesse des joueurs et la force déployée! Et il y avait un certain moment d’adaptation au début des matches à s’habituer à voir les joueurs se renter dedans sans recevoir de cartons jaunes/rouges. Je me demandais à un moment, justement, si recevoir un de ces cartons étaient possible dans ces sports… jusqu’à ce qu’un des joueurs descende les shorts d’un joueur de l’équipe adverse durant la partie de Gaelic Football. Ah, il fallait donc que ça se rende à ce point…! Côté hurling, il était surprenant d’apprendre que le casque n’est obligatoire que depuis quelques années (3 ans, je crois bien) alors que le sport se joue avec un bâton de bois et permet le plein contact (et côté contact, les joueurs ne se retiennent pas!). Disons que le casque a toujours été permis, mais ceux qui le portaient se faisaient parfois pointer comme étant moins tough. Sérieusement, j’aimerais mieux avoir l’air moins tough et éviter les multiples commotions cérébrales! Parce qu’à te faire brasser le cerveau comme ça…
Pour comprendre un peu le hurling http://www.youtube.com/watch?v=TmzivRetelE et le football gaélique http://www.youtube.com/watch?v=TEAbWrdB9XU


- 17 mars : ST-PATRICK


Bon, c’est la St-Patrick. Je suis en Irlande, à Dublin. LA place, non? Ironiquement, je n’ai absolument jamais fêté la St-Patrick. J’ai en fait toujours eu de la difficulté à me rappeler de la date de cette fête. Bref, je n’y avais jamais prêtée attention avant de me trouver en terre native de cet événement. Et on l’attendait avec impatience cette date! Et en tant que bons touristes de longue durée à Dublin, on a décidé qu’on s’investirait à fond dans la fête en se concoctant un su-per-be habillement. Le vert et les trèfles étaient de la partie! Il y a une chaîne de magasins à Dublin nommé Carrolls (qu’on trouve à chaque 3 coins de rue) qui est le parfait magasin pour le touriste qui veut acheter quelconque trucs faisant référence à l’Irlande (du verre à shooter avec un farfadet dedans, au tambourin traditionnel en passant par les bobettes à trèfles (oh que oui!)), dont une section accessoire qu’on a tenté de ne pas trop dévaliser…! Donc le 17 mars, on se lève tôt pour se préparer, puis on file vers le centre-ville où un ami nous a réservé des places aux fenêtres du 2e étage d’un pub pour regarder le 
défilé de la St-Patrick. C’est des places de choix, mais moi j’ai vraiment le goût de voir ça de dehors dans la foule. Donc, Ria et moi, on se trouve LES places de choix : sur des petits poteaux bordant le trottoir (remarque, on a des amis qui ont réussi à regarder la parade du haut d’une cabine téléphonique!). Le plus compliqué pour moi fut de monter sur mon « observatoire ». En jupe, ce n’est pas pratique. J’ai donc gentiment demandé de l’aide à un groupe de gars qui se trouvait près de moi, et ça a fini qu’un d’eux m’a carrément soulevé par la taille pour me monter sur le poteau. Euh… merci! Donc je suis restée pendant plus de 2h sur un poteau à peine moins large que mes 2 pieds et c’était fantastique! J’ai adoré l’atmosphère de ce rassemblement, du défilé. Cependant, il parait qu’il n’était pas aussi bien que les autres années. Oh well, moi je n’ai pas de point de comparaison! Sinon, le reste de la journée de la St-Patrick consiste au fait que la majorité de la population irlandaise (ou du moins de Dublin) a fini dans un pub et buvait. Mais ça, ce n’est pas vraiment différent des autres samedis en Irlande, selon moi. Et les pubs étaient plein à craquer parce que c’était la finalement de la coupe de rugby des 6 Nations et l’Irlande jouait (et a perdu contre l’Angleterre…). Sinon, le lendemain après un réveil assez tardif (!), on est allé faire un tour à la foire qui était en ville pour la St-Patrick. Au menu, hot-dog et barbe à papa! Menoum menoum!

Maintenant finit le plaisir, on devait affronter la mi-session…. 

lundi 16 avril 2012

Bienvenue en Petite Allemagne!


03 mars 2012
(oui… je ne suis vraiment pas à jour, je le sais…)

(A) Slieve Donard - lieu de la randonnée

Le samedi (3 mars), j’ai participé à ma première randonnée avec le Hiking Club (qui drôlement est composé à 98% d’étudiants en échange). On se rendait en Irlande du Nord à Slieve Donard dans le coin de la ville de Newcastle. But de la journée : atteindre le plus haut sommet de l’Irlande du Nord situé à 850m au-dessus du niveau de la mer (niveau duquel on partait). Et si on était chanceux et que le brouillard nous épargnait (c’est quand même l’Irlande, on peut jamais prévoir la météo…), on aurait une vue direct sur la mer d’Irlande (puisqu’on était sur la côte est de l’île).

Donc, déjà, la journée commence difficilement et de bonne heure : levé à 5h50 du matin… (et, bien sûr, il fallait que je me couche passé minuit…) Je dois me rendre à l’université vers 6h50 et je suis tellement chanceuse qu’à cette heure-là un samedi matin il n’y a pas d’autobus qui passent devant chez moi. Donc je commence ma journée de randonnée plus tôt que les autres en marchant mon 30 minutes me séparant du campus (et naturellement je suis un peu en retard donc j’en cours un peu aussi… isssh…).

J’avais entendu dire qu’il y avait beaucoup d’Allemands dans le hiking club (dont le comité est en fait majoritairement composé d’Allemands), mais disons que ça m’a plus frappé dans l’autobus (et au courant de la journée) quand j’entendais plus parler allemand autour de moi qu’anglais! Je fais bien un échange en Irlande hein? Bienvenue en Petite Allemagne! C’est parce qu’il y a un programme Allemagne- Irlande en Affaires européennes donc les étudiants font 2 ans dans chaque pays (donc je suppose que l’Allemagne est envahi par les Irlandais?). Mais bon, mon allemand n’étant pas vraiment à jour (à savoir, nul!), pour moi ça sonnait plus comme un bruit de fond dans l’autobus où j’ai dormi les 2h30 de trajet :)

Début de l'ascension


Le MUR
Pour l’Irlande, je peux dire qu’on a eu une belle météo pour de la randonnée (en gros, il ne faisait pas gris!). On nous avait dit que la randonnée allait être de 5km. À en juger par le trajet, ça devait être 5km aller et 5km retour (sinon je  
       suis extrêmement poche dans mon approximation des distances!).   
       L’ascension du début se faisait vraiment bien. On visait un premier sommet qui allait mener au 2e (et ultime) sommet si la météo et le groupe le permettait. On avait été informé avant qu’en atteignant le premier sommet, on y trouverait un mur de pierre séparant le flan nord et le flan sud du mont (rien ne peut être qualifié de « montagne » en Irlande). Bon, j’avoue que mon premier réflexe après cette annonce a été de me demander qui irait construire un mur là et pourquoi!?? Vraiment, quelle idée bizarre… Et bien non, quelle idée de génie! Parce qu’en Irlande, il vente et pas à peu près! Et au sommet de l’Irlande, il vente encore plus fort (et ce vent-là, il vient souvent du 
L'abri "parachute"
nord…)! Donc, lorsqu’on a un mur qui sert de brise-vent, on ne se plaint surement pas… Et aussi, j’ai le confort de l’abri de secours nouvellement acquis par le club. En gros, c’est une toile en dessous de laquelle on s’assoit sur les bords (pour ceux qui s’en souviennent et on vécut cette merveilleuse expérience d’enfance, ça ressemble à quand on jouait au parachute au primaire/à la maternelle :D).
Ascension vers le sommet final:
 le reste du groupe est tout petit!
  

Vue une fois au sommet

Vue des sommets

Attente dans le brouillard...
La plupart du groupe (on était une quarantaine) a décidé de se rendre au sommet final (montée assez à pic de 1km le long du mur de pierre) et moins d’une dizaine ont décidé de nous attendre à ce sommet sous l’abri. Tant qu’à être là, je me disais qu’il fallait aller jusqu’en haut. Les belles photos que ça allaient faire quand même ;P Je la voulais, moi, la vue! Et ironiquement, au début de la randonnée, j’avais prédit sans sérieux qu’en arrivant au sommet le brouillard nous envahirait juste pour nous empêcher de voir le paysage… et c’est ce qui est arrivé… Ah, moi et mes dons de voyance! Le paysage a fini par se dégager et (yeah!) j’ai pu renflouer un peu la carte mémoire de ma caméra ;) Et naturellement, une fois qu’on redescendait, un gros soleil s’est pointé le nez. Naturellement!


Et on redescend

Le groupe



En passant, voici le lien d'un vidéo qu'un de mes amis (allemand!) a monté qui montre un peu ce qu'avait l'air la randonnée. Je ne suis malheureusement pas capable de mettre le vidéo directement sur cette page (caprice de blog...), mais voici le lien! (à écouter avec la trame sonore) http://www.youtube.com/watch?v=TyYc2UbDEXQ&list=UUBEOw8dzqsL7dTBRCQlPifQ&index=1&feature=plcp


 04 mars 2012

On est réduit à la taille de farfadets!
Ria avait eu follement envie de faire un brunch, donc on a patenté ça pour le dimanche. Crêpes, fruits, pseudo-mimosa, Nutella et absence flagrante de sirop d’érable (!). Et ça a adonné qu’on était aussi tous des Canadiens autour de la table! On est ensuite allé se plonger dans la culture irlandaise en allant au Leprechaun Museum (musée des farfadets). Je ne sais pas si on peut rentrer ça dans les arnaques à touristes de Dublin pour le prix que c’était, mais on s’est quand même vraiment amusé là! Musée à ne pas visiter seul parce qu’une partie de son expérience vient du fait 


de grimper partout sur des meubles surdimensionnés (chose qui demande parfois un 
coup de main d’un ami assez gentil…) et de prendre des photos en plus d’écouter différentes histoires/légendes/explications du monde des farfadets et des fées. Autrement, c’est un petit musée où il y a peu à voir. Et à la fin, on doit même faire un dessin qui est exposé. Dommage que l’évolution de mes talents artistiques ait plafonné au rang du bonhomme-allumette…

La journée n’aurait pas été complète sans arrêter à un pub (non je ne suis pas rendue alcoolique; en fait si je me souviens bien, j’y ai même pris un verre d’eau). Donc, arrêt à O'donoghue's. Et c’est après ça que j’ai eu droit de vivre une autre première dans ma vie : ma coloc d’origine vietnamienne saoule morte après une demie pinte de Guinness (oui, vous avez bien lu!)… Apparemment, certains asiatiques n’ont pas l’enzyme pour digérer l’alcool. Selon moi, elle fait partie de ce lot… Donc, on est sorti du pub et, juste comme ça, elle s’est écroulée à terre et un des gars avec qui on était a dû la porter sur son dos jusqu’à l’appart d’un autre gars avec qui on était et qui vivait proche. Sérieusement, je ne comprends encore pas comment une demie pinte peut produire ça! Je suis encore un peu septique je dois avouer… Sinon, Ria et moi, en bonnes colocs, l’avons ramené en vie à l’appart! haha 

mardi 3 avril 2012

Claustrophobes s’abstenir…


De mes 3 ans à l’Université d’Ottawa, j’ai joint un club pour l’abandonné pratiquement automatiquement. Je suppose qu’il n’y en avait aucun qui m’intéressait, que ça ne me tentait pas de m’investir et que l’université est aussi tellement énorme que ce qu’elle présente me semblait impersonnelle. Je ne sais pas si c’est pour cette raison que j’ai  décidé de changer un peu les choses en arrivant à Dublin City University (DCU), mais j’attendais avec impatience la journée d’inscription aux clubs et sociétés (aussi pour la raison qu’en tant qu’étudiante en échange je voyais cela comme un excellent moyen de rencontrer d’autres étudiants). Donc, je me suis en autre inscrite à du yoga, hiking et caving (exploration de cavernes!).

Donc, oui, je me suis dit que ça sonnait pomal le fun d’aller explorer des cavernes en Irlande. J’ai toujours voulu y aller dans le coin de Gatineau (cavernes Lusk), mais je n’y ai jamais été. C’est ainsi qu’en ayant aucune idée à quoi m’attendre, je me suis aussi embarquée dans leur première fin de semaine organisée sur la côte ouest de l’Irlande (à Doolin, aussi connu comme le milieu de nulle part près des Cliff of Moher).

Dans notre superbe
"caving pyjamas"
Il serait peut-être bien de mentionner aussi qu’avant de partir, pacter de l’équipement de base de caving ne faisait malheureusement pas parti de ma liste de choses à apporter en Irlande… Ce qui est vraiment triste parce qu’en fait j’avais vraiment tout ce dont j’avais besoin à la maison… J’ai donc embarqué un de mes amis allemands aussi inscrit dans un périple autour de la ville armée de la liste de magasins suggérés pour le matériel nécessaire dans le but de tout trouver au prix le plus cheap possible! Et je connais maintenant tous les magasins de pleins air et de jardinage dans Dublin! OK, presque… Mais je dois avouer que ce qui a été le plus difficile à trouver fut ces satanées genouillères (très pratique quand on doit ramper et marcher à quatre pattes sur de la roche)! Je me suis aussi munie d’un magnifique ensemble de pluie, d’un pyjama en polard (le mieux aurait été de trouver un pyjama one piece, mais il y en avait pas à l’endroit suggéré (parce que oui je peux maintenant dire que j’ai déjà demandé dans un magasin où se trouvaient leurs pyjamas one-piece en polard… autre accomplissement!)), des gants de jardinage et des superbes bottes de pluie girly. Et qu’est-ce que ça donne quand on met tous ce bel ensemble hétéroclite? Une superbe fin de semaine! (et un look dernier cri côté mode, mais, bon, je ne voulais pas trop me vanter là-dessus…!) 

On est parti le vendredi soir (24 février) et on devait conduire 3h environ (certains membres du club avaient leur auto). Avant que le conducteur arrive à l’université pour nous embarquer, un des gars embarquant avec moi m’a subtilement averti que le gars nous embarquant conduisait quand même comme un fou (disons qu’il prend ses courbes assez larges (il est rendu complètement dans l’autre voie) et il dépasse 2 autos à la fois sur des routes de campagne étroites…!), mais que c’était quand même super sécuritaire parce qu’il avait jamais eu d’accidents…! Et après certains disent que je conduis mal! Mais bon, au moins j’étais assise en arrière et après avoir ri silencieusement dans mon coin pendant un bout en m’habituant à sa conduite, j’ai réussi à dormir pendant un bout du trajet. Donc, ce n’est pas siiii pire haha!

Notre "cours arrière" de chalet :)

On ne se le cachera pas, les fin de semaine de caving sont là pour 2 choses principalement : faire du caving et boire! (Je suis certaine que je suis née avec la moitié d’un foie… ça expliquerait teeeellement de chose…!).Et apparemment, le caving est le meilleur remède pour un lendemain de veille... Ouin... Durant cette fin de semaine, j’ai aussi découvert la joie des bouchons pour oreilles. On logeait dans 2 chalets et ma chambre était dans le chalet principal juste sous le salon. Et je crois fortement que l’étape de l’insonorisation a été oubliée lors de la construction de ces chalets… Parce qu’on pouvait entendre TOUT! Donc vive les bouchons qui m’ont permis de dormir comme un bébé :)

Sur le bord d'une route de campagne
Donc le samedi, on est allé visiter 2 cavernes. Pour la première, Polldubh Cave, on entrait par un point pour en ressortir par un différent. Et on en a eu pour tous les goûts : marcher, à 4 pattes (genouillères = meilleur investissement!), ramper dans les roches, ramper de chaque côté d’une crevasse (moins le fun…), ramper dans l’eau glacée… Parlant d’eau glacée, le truc pour se garder les pieds au chaud s’est de garder l’eau qui s’accumule dans les bottes d’eau. Notre corps la réchauffe et par la suite ça donne un succulent jus de pied à la fin de la marche (et intense succion quand on tente de retirer les bottes… toute une expérience comme on peut voir!). Mmmm mmm…! La caverne présentait vraiment de belles formations géologiques calcareuses (stalactites). Et une chance que j’avais un casque parce qu’au nombre de fois où je me suis cognée la tête contre les parois rocheuses, j’aurais eu quelques commotions! 

À l'intérieur d'une des cavernes
Le truc avec le caving, c’est que puisqu’on est mouillé (et sale…) quand on ressort de la caverne, on doit se changer avant de repartir en auto. Et puisqu’on se trouve sur le bord d’une petite route campagnarde et bien on se change sur le bord d’une petite route campagnarde! Ça brise la glace assez rapidement…! (je dois dire qu’à ce jour, je ne me suis jamais changé aussi souvent sur le bord de la route que depuis que je suis en Irlande… plus d’exemple à venir dans les prochains blogs haha) Et c’est assez désagréable de devoir retirer tout ce linge sale mouillé et de tenter de remettre du linge sec à l’air irlandais assez frais! Surtout quand, une fois retourné dans le confort et le chaud, tu te laisses influencer à retourner quelques heures plus tard dans tes vêtements froids et mouillés pour aller explorer une autre caverne… Mais ça valait la peine! Elle était vraiment folle! Elle se nomme Faunarooska et elle consiste en une longue descente étroite (on doit marcher de côté tout le long de la descente, TOUT le temps!) et on marche dans un ruisseau sous-terrain tout le long. On y a descendu durant 45min (il fallait faire demi-tour pour aller souper) et on devait remonter par la suite (son entrée et sa sortie son le même point). Des deux cavernes, c’était ma préférée!

Finalement, j’ai bien fait d’avoir visité 2 cavernes le samedi parce que le dimanche tous les anciens étaient vraiment trop sur leur lendemain de veille pour se lever et préparer une dernière expédition avant le départ. Au lieu de cela, on est allé se promener dans les environs et avec certains je suis allée voir des falaises qui sont en fait le début de la côte de falaises des célèbres Cliff of Moher. Vraiment beau!

Le plus difficile au retour a été de ne pas m’endormir dans l’auto. Puisque j’étais en avant, j’étais en charge de m’assurer que le conducteur ne s’endorme pas… Youppi… :p



lundi 12 mars 2012

L’Irlande du Nord (Belfast et Giant’s Causeway)

Bon bien sûr, comme à mon habitude, je procrastine dans plusieurs aspects de la vie (… école…) dont mon blog. Disons que je tente aussi d’occuper le plus possible mes journées à découvrir l’Irlande! Mais bon, finies les excuses, mon premier passage en Irlande du Nord date tout de même du mois passé… Ish…!
Pour situer un peu géographiquement lors de ce périple:
(A) Portstewart, (B) Giant'S Causeway, (C) Belfast, (D) Dublin  

Petite parenthèse pour ceux qui ne sont pas familier avec ce coin de monde. L’Irlande (ou république d’Irlande pour être plus précis, où je suis en ce moment) et l’Irlande du Nord forment à eux deux l’île d’Irlande à l’ouest de l’Angleterre. L’Irlande a obtenu son indépendance de la Reine après multiples affrontements, fait maintenant partie de l’Union européen et donc utilise l’euro comme monnaie. Cependant, l’Irlande du Nord est la partie de l’île d’Irlande qui n’a pas réussi à obtenir son indépendance et fait donc toujours partie du Royaume-Uni (avec l’Écosse, Whales,et l’Angleterre). Et on y utilise les livres sterling comme monnaie et les miles pour les distances! Comme Ria l’a mentionné sans trop de sérieux, c’était comme de passer du Canada aux États-Unis haha ;P

Donc le vendredi 17 février au soir, Ria et moi avons pris le train à Connolly Station à Dublin pour se rendre à Belfast. Le trajet prend 2h donc c’est pratiquement comme partir d’Ottawa et se rendre à Montréal. À Belfast, nous avons eu la chance d’être logées (et même parfois nourries) gratuitement, puisque Ria y avait un contact, Aran. Aran est le cousin d’un gars avec qui Ria travaille au restaurant et il est également venu passer un an au Canada l’an passé, mais a dû retourner en Irlande du Nord faute de pouvoir renouveler son visa. Et je dois avouer qu’Aran s’est avéré être un guide assez fantastique tout au long de la fin de semaine (et il a son Baccalauréat en histoire donc cela s’avère parfois pratique!).

Muraille dans une ruelle à Belfast

Pour commencer, Aran est venu nous chercher à la gare le vendredi soir. Il reste chez sa mère (un peu à l’extérieur de centre-ville de Belfast) en attendant de pouvoir renouveler son visa pour retourner au Canada et cette dernière a été assez aimable pour nous laisser « envahir » sa maison pour une fin de semaine. En bonne tradition irlandais, on est ensuite tous sorti dans un pub rejoindre les amis d’Aran pour le restant de la soirée. Ça nous a aussi donné la chance d’avoir un premier aperçu de Belfast downtown la nuit. Et je peux aussi cocher autre chose sur ma To do list de vie : danser avec un viel 
irlandais alcoolique dans un pub à Belfast au son d'un mélodie rythmée irlandaise. Je sais, vous êtes tous jaloux… et qui aurait cru qu’un souhait aussi précis aurait pu se réaliser aussi vite dans ma vie! (petit conseil pour toute personne se trouvant un jour dans cette même situation : une fois le fou rire passé face à votre situation excentrique, plaider de devoir vous éclipser aux toilettes (Irlande = bières = excuse plus que valable) pour ne pas froisser l'égo de votre partenaire de danse et son cerveau noyé dans les vapeurs d'alcool aura vite fait d’oublier ce détail pour aller faire tournoyer une autre « chanceuse ».

Côte de Portstewart 
En me levant le samedi matin (ok… samedi midi…!), je ne savais pas encore combien je triperais BEN RAIDE durant la journée! Ça allait être comme Noël en février! À notre demande, Aran a eu la générosité de nous conduire sur la côte nord à environ 1h30 de Belfast (en passant, l’essence coûte 1,62euro/litre ici donc je vous laisse convertir ça en $ canadien et réaliser à quel point on est chanceux finalement…). Ma première vue de l’océan Atlantique en Irlande c’est donc fait à notre arrivée à Portstewart où on s’est arrêté pour un déjeuner tardif (à 14h…). Aran voulait nous montrer la ville où il avait déjà habité quand il allait à l’université. Aran nous avait prévenu qu’au détour de la rue on apercevrait l’océan, mais rien de m’avait préparé à ça! La journée était tellement venteuse que des vagues puissantes venaient se fracasser sur les rochers. Wow! Aucune photo ne peut transmettre l’odeur du large salin ou le sentiment de grandeur (et de petitesse à la fois) avec l’océan qui s’ouvre devant nous à perte de vue. Et ce qui est tout de même comique, c’est que dans la direction où l’on regardait l’océan Atlantique, à des kilomètres de là, se trouvait la côte de Terre-Neuve…
Vue le long de la route côtière
 On a ensuite continué la route le long de la côte pour arrêter au Dunluce Castle. Du moins, aux ruines qui restaient (tout de même toujours impressionnantes). Après avoir passé par de la pluie/pseudo-neige/grêle, la météo était vraiment belle (je suis toujours impressionnée de voir du ciel bleu en Irlande!), mais le vent restait impitoyable! Au Québec, on dit qu’il vente à écorer un bœuf… Et bien en Irlande cette journée-là, je suis certaine que le bœuf aurait été écornée depuis longtemps! Je ne pouvais même pas porter de tuque parce qu’elle avait failli s’envoler une fois, et même avec mon capuchon je marchais avec la main aplatie sur la tête…! En descendant les marches menant sous les ruines, je pouvais me pencher vers l’avant sans tomber (jusqu’à une certaine mesure bien sûr!), car le vent me poussait vers le haut. Et en remontant les marches, j’ai dû courir et les monter 2 à 2 tellement le vent me poussait fort dans le dos!

On s’est ensuite dirigé vers la destination prévue de cette journée : Giant’s Causeway (la Chausée des Géants en français). Le lieu consiste en plusieurs colonnes de pierres hexagonales. Il existe 2 explications à la formation du lieu : la scientifique et la folklorique (naturellement la 2e est bien meilleure!).

 Science : Giant's Causeway résulte de l'érosion par la mer d'une ancienne coulée de lave fluide basaltique expulsée il y a environ 40 millions d'années, La contraction thermique rapide de la lave lors de son refroidissement a créé la fracturation hexagonale en colonnes, perpendiculairement à la surface du sol où la coulée s'est épanchée.

Folklorique: Selon la légende deuz géants ennemis vivaient de cahque côté de la mer, l'un en Écosse, appelé Benandonner, l'autre en Irlande, nommé Fionn mac Cumhaill. Le géant écossais traitait son rival irlandais de froussard jusqu'au jour où celui-ci, piqué au vif, dit à l'écossais de venir se battre pour lui prouver qu'il était le plus fort! Mais comment franchir la mer? L'Irlandais jeta des pierres dasn l'eau pour construire un chemin praticable, une "chaussée" entre l'Écosse et l'Irlande. Mais quand il vit approcher son adversaire, l'Irlandais fut pris de panique car il était beaucoup plus petit que son adversaire! Il courut demander conseil à sa femme, Oonagh, qui eut juste le temps de le déguiser en bébé avant l'arrivée du géant écossais. À ce dernier, elle présenta son "fils", qui n'était autre que son mari déguisé. Le géant écossais, voyant la taille de ce "bébé", prit peur. Affolé à l'idée d ela taille du père et par conséquent de sa puissance, il prit ses jambes à son cou et s'en retourna dans ses terres d'Écoss en prenant soin de démonter la chaussé pour que l'Irlandais ne risque pas de rejoindre son île.

(merci à Wikipédia…!)

Pour ceux qui ne le savent pas, en voyage je peux parfois être une freak de photos! Et arrivé au Giant’s Causeway et durant la beauté des lieux je n’ai pas pu me retenir de prendre vraiment trop de photos! On a presque réussi à avoir un coucher de soleil en plus (j’espérais vraiment…), mais les nuages ont pris la place au dernier moment. J'ai vraiment ADORÉ cet endroit! Je sautais de joie tellement je ne pouvais retenir mon excitement en arrivant là-bas, tellement c'était beau! J'étais sûrement pire qu'un enfant lâché loose dans un magasin de jouets! À tout ceux qui passeront par-là un jour, c'est un lieu à ne pas manquer!


Musée (pas encore ouvert) du Titanic
Le dimanche, on a pris le temps de visiter Belfast. Toujours accompagner d’Aran, le meilleur chauffeur ;). Pour ceux qui ne le savaient pas (comme moi avant de décider d’aller à Belfast), le Titanic a été construit dans les ports de Belfast (qui était auparavant une ville importante dans la construction de paquebots) il y a maintenant 100 ans et la ville a bien décidé de mettre cet événement de l’avant. Nous avons visité le quartier du Titanic, mais le musée y présentant l’exposition n’ouvre malheureusement qu’en avril.



La Peace Line
En allant à Belfast, une des choses que je voulais voir était les murailles qui ont longtemps (et encore aujourd’hui) été un moyen pour la population d’exprimer librement ces idées (surtout durant les Troubles où l’Irlande du Nord réclamait violemment son indépendance face à la couronne britannique). Le quartier ouest est particulièrement un quartier où les choses bardent encore et où la séparation entre catholiques (pour l’indépendance) et protestants (fidèle à la Couronne) est marquée. La Peace Line, un mur surplombée d'une grille (dizaine de mètres de haut au total), se dresse entre les deux quartiers. Le mur totalise une distance de 21km, mais le plus long segment est de 5km. Car il y a tout de même plusieurs points d’accès pour traverser le mur et passer d’un quartier à l’autre. Cependant, le soir, certains points d’accès (barrières) sont fermés et cela est apparemment dû aux trop nombreuses bagarres entre catholiques et protestants saouls qui en venaient aux poings (ounpeut-être même plus). À se trouver devant se mur, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver un certain malaise face à cette division si apparente qui se dressait devant moi. Peace Line? N’est-ce pas un peu ironique comme nom dans une ville où il arrive encore parfois d’avoir des alertes à la bombe… Je ne voulais vraiment pas porter ce parallèle, mais je ne pouvais penser au mur de Berlin et ce que ça avait représenté quand il était encore dressé. Mais je sais, ça n’a rien de semblable…  

L'hôtel de ville de Belfast
On a fini la journée en se promenant dans le centre-ville de Belfast. L’hôtel de ville est vraiment magnifique (de style baroque) avec une statue de la Reine Victoria en avant. Ça faisait drôle de voir flotter le drapeau du Royaume-Uni que j’associe plus avec l’Angleterre qu’autre chose.

 Avant le repartir en soirée, on a eu la chance d’avoir un repas maison irlandais cuisiné pour nous (premier repas maison depuis notre départ!). Viande, patates, sauté de poireaux et bacon, pain, gratin de pommes de terre (jamais trop de patates!)… :D On a vraiment été  chanceuse d'être aussi bien reçues durant cette fin de semaine.  

mercredi 29 février 2012

La saga du logement

Pfff... Par où commencer? Le début? Ça ferait du sens en effet… Je vais essayer de démêler ça!

Donc, pour ceux qui ne le savent pas, j’ai appliqué pour cet échange universitaire seulement en octobre dernier (après, naturellement, quelques débats contre le système administratif qui s’amuse toujours autant à mettre des bâtons dans les roues juste pour tester votre niveau de motivation et de persévérance). Et pour quelques sombres raisons (encore inconnues), je n’ai eu que la confirmation officielle de ma participation qu’en début janvier (donc tout juste une semaine avec que ma session universitaire à Ottawa ne commence). Donc, même si Dublin City University (DCU, mon université du moment) offrait des résidences sur et hors campus pour les étudiants en échange, il était rendu assez trop tard pour appliquer et penser avoir une place. Aussi, il faut savoir que vivre à Dublin coûte cher. En fait, elle a la chance d’être la 14e ville en Europe où il coûte le plus cher à se loger (Londres remportant le médaille d’or). On était 3 étudiantes de l’Université d’Ottawa a participer à cet échange et on a décidé de tenter de se trouver un logement ensemble (pour se rendre compte que même si cette option comporte des bons points, chercher un appart pour 3 à Dublin c’est compliqué en crime!). On a donc commencé à faire des recherches sur les sites web irlandais qui louent des appartements ou des maisons. Le problème est que soit les logements étaient trop chers, soit on n’obtenait pas de réponse à notre demande, soit la place était déjà louée (malgré le fait que l’annonce soit toujours présente sur le site…tsss…). Aussi, beaucoup de maisons à louer (à Dublin, la majorité sont des semi-détachés) étaient disponibles pour minimum un an. J’aime Dublin, mais pas à ce point-là!

Donc en arrivant à Dublin, on avait seulement 2 places à visiter malgré nos recherches intenses. On pensait qu’en étant sur place les recherches se faciliteraient (dans ma grande naïveté, je pensais qu’il pleuvrait des demandes d’appartement et que ça serait facile… quelle naïveté de débutante…), mais le seul avantage était qu’on pouvait maintenant directement appeler les gens pour se faire dire que le logement n’était pas disponible pour le moment (mais pourquoi s’est pas écrit sur le site internet alors!!!).

Notre chambre à l'auberge - 
vue de mon lit
On est toutes passée par une phase de découragement profond, je crois. Du moins, moi oui! Avec tous les autres étudiants qui te demande où tu vis et tu dois leur répondre « une chambre d’auberge parce que j’ai pas encore trouvé de place… ». Et recevoir à chaque fois une expression de « c’est vraiment poche » ou « isssh… comment tu vas faire »…!
Notre chambre à l'auberge - 
vue de la porte
J’avoue que je voulais vraiment avoir ma propre chambre… et ne pas passer tout mon budget dans le loyer et ne plus pouvoir rien faire après parce que je serais tellement serré dans mon budget. Et ça semblait impossible de marier les deux! À un point, on avait un monsieur qui nous offrait une chambre dans une maison (voir ici les 3 à partager une chambre) qui n’était ni près du centre-ville ou de l’école (située environ 8km du centre-ville, plus en banlieue) pour 100 euros/semaine. Il avait aussi des chambres dans un appartement au centre-ville et pouvait nous offrir une petite chambre lit-jumeau et une avec un lit simple. Mais, par le temps qu’on le recontacte 2 jours plus tard, cette option n’était même plus valide! On avait aussi contacté une des résidences étudiantes suggérée par l’université (Botanic Garden) où un appartement à 3 chambres étaient disponibles à une date vague parce qu’il devait être repeint… Joie… Pendant ce temps, nous on rallongeait notre séjour à l’auberge en relouant et relouant notre chambre à chaque 2 jours (au moins, on avait notre chambre à 3 lits avec le sol recouvert littéralement de bagages!). On est resté à l’auberge pendant 2 semaines, mais au moins à la fin ils nous faisaient des vraiment bons deals… On même dû changer de chambre à la fin parce qu’elle avait été louée :(  Et on n’avait pas de cuisine donc on vivait de bouffe de resto et de quelques achats à l’épicerie. Entk les employés de l’auberge nous ont dit qu’on pouvait passer quand on voulait pour un thé /café parce que ça avait vraiment été agréable de nous avoir autour! Ah ben…!

MEILLEUR (et énorme!) 
gâteau au chocolat!
Le 10 février au soir (on était à l’auberge depuis le 30 janvier… et la session était déjà commencée depuis 1 semaine), vraiment contentes on a tout remballé nos bagages et on a déménagé à Botanic Garden (finalement, ils en avaient fini avec la foutue peinture… il est important ici de mentionner que le concierge de l’appart est un gars fin vingtaine qui semble débordé par la vie, ne retourne pas les appels et doit penser que je suis un peu harcelante avec le nombre de textos et d’appels que je lui envoyais…). On s’est même payé un super souper à un resto Thai pour fêter notre déménagement (avec le plus méga morceau de gâteau au chocolat!). Avoir su la déception qu’on aurait! On avait un GIGA appart (2 étages
Botanic Garden -
au moins j'ai eu ma porte rouge!
 et demi, 5 chambres, 2 salles de bains, longs couloirs). Oui, je sais, ça sonne vraiment le fun. Mais ce n’était pas le cas… Disons qu’on l’a pas remarqué sur le coup parce qu’on était juste contente d’avoir trouvé une place et de ne pas finir dans la rue. Cependant, on a remarqué le soir même, une fois un peu plus installées, combien la place était sale (et combien ça serait frustrant à tout nettoyer et FRETTE! Et, pour une place meublée, combien il manquait de chose. Pour mettre en contexte, la place coûte 350 euros/personne/mois tout inclus sauf l’électricité. Voilà l’arnaque. Ou une d’elles. Mais le bâtiment fonctionne avec des cartes d’électricité de 20 euros à mettre dans le conteur d’électricité (vraiment archaïque, c’est n’est pas comme ça normalement ailleurs). Et au rythme où on allait, à chauffer juste nos chambres quand on y était (et pas la nuit) (chaque pièce à sa chaufferette, les couloirs n’en n’ont pas donc sont toujours froid) et sans cuisiner, on passait 1 carte d’électricité/ 2 jours! Scandaleux! Et on avait quand même toujours froid. Et impossible de se débarrasser du froid humide pris dans les couloirs. Et la salle de bain restait toujours super humide. Je pensais que la toile de la fenêtre de la salle de bain était blanche picotée noire, mais le noir était en fait des moisissures... Oh yes! Ah oui, et on n’arrivait pas à avoir une connexion internet dans cet appartement (ou très faible). Disons que j’ai contacté assez vite le concierge pour lui faire savoir qu’on avait appliqué pour un appart à 3 chambres plus petit au début et qu’on voulait avoir ça si c’était possible. À l’instant même! Bon naturellement, il y a eu d’autres complications (et le fait qu’on recommençait déjà à chercher un appartement ailleurs au plus vite…).

Le salon/ la salle à manger (vue de la cuisine)
La cuisine (vue du salon)
Finalement, on a eu un appartement à 3 chambres fraîchement peinturé (donc on a toutes dormies aux vapeurs de peinture le premier soir!) le 15 février au soir. On lui a donné le grand ménage le premier soir (sérieux personne ne sait comment nettoyer une cuisine! Et le congélateur débranché puait tellement!). Au moins il est beaucoup plus petit que l’autre affaire où on logeait… Il est maintenant tout propre ET on peut chauffer à notre aise sans saigner à blanc notre porte-feuille. Et on a un bon internet (ironiquement, on passe d’une pleine connexion à 5 barres d’une extrémité du logement, à 1 barre à l’autre extrémité (ma chambre bien sûr!)! On a réussi à chasser l’humidité frette des lieux et au moins maintenant quand je mets mon linge le matin il est d’une température décente (et non gelé). Et je n’ai plus à m’emmitoufler dans ma douillette pour n’y sortir que mon nez gelé au matin. J’avais l’impression de faire du camping d’hiver à l’intérieur! Et non je n’exagère malheureusement aucun détail… On passe maintenant 1 carte d’électricité de 20 euro à chaque 5 jours ce qui est une vraiment bonne chose pour ce building! Et on est 3 à se séparer ça au moins. Le fait qu’on n’est pas là la fin de semaine doit aussi aider. Le pire, c’est que ce bâtiment est certifié par le ministère de l’Environnement…! Haha, elle est bonne… Au moins il est situé entre l’université (25 minutes de marche) et le centre-ville. Mais il n’y a aucun recyclage (il n’y en a pas partout en Irlande, ils ne sont pas super « environmental friendly » ici…) et il ne faut pas plus espérer avoir du compostage. Même chose sur le campus universitaire qui, ironiquement, offre un programme en Sciences environnementales… Ça fait vraiment mal de devoir tout jeter dans la poubelle…


L’essentiel à retenir dans tout ce blabla, c’est que, après maintenant un mois terre irlandaise, je peux maintenant dire que j’ai une place décente où vivre, mais crime que ça a été compliqué! Au moins ça fait des histoires à raconter… ;p