jeudi 7 juin 2012

Cup of tea with the Queen



Londres et ses classiques
 La question ne s’est pas posée longtemps. On avait une longue fin de semaine pour Pâques, on part à l’aventure! Et dans ce cas-ci, l’aventure c’était la conquête de Londres. D’accord j’exagère juste un peu, disons plutôt sa « power » découverte  parce qu’on a vraiment bien rempli c’est 4 journées et demie en marchant, marchant et marchant partout!

Malheureusement pour le transport et nous, l’Irlande est sur une île et à chaque fois qu’on veut visiter un autre pays (sauf l’Irlande du Nord), il faut prendre un avion. Ça serait drôlement plus pratique et économique si on pouvait prendre le train comme tout bon touriste sur le continent européen…

- 5 avril
En marchant vers notre auberge
On prend l’avion (Ria et moi) vers 13h40 avec Aer Lingus (compagnie irlandaise) après nos cours et à notre arrivée à Heathrow on prend le train pour se rendre à notre auberge et cela nous donne tout de suite une idée du système de l’Underground londonien. Notre auberge se situe dans Chelsea. Le Queen Elizabeth. Qui se situe assez loin de la royauté… C’est plutôt une auberge qui a été annexée à un pub de quartier (la salle commune est en fait le pub et il faut passer derrière le comptoir pour avoir accès à la porte qui donne aux chambres). Notre chambre se situe dans la cours arrière; il faut donc sortir dehors pour accéder de notre chambre à la salle de bain… (j’ai fait l’erreur un matin de me dire que je pouvais sortir juste en pied de bas… et il pleuvait dehors… 2 pas et plus de bas secs…). Bon, j’avais connu mieux en matière d’auberge, mais j’avais aussi connu pire! 


On décide d’aller explorer la ville en soirée et en sortant de l’Undergroundsurprise, on atterrit face à face avec Big Ben! Je crois bien que c’est le moment qui nous a fait réaliser qu’on était à Londres! Et c’est aussi à ce moment qu’on a peut-être fait un petit excès de photos du Big Ben… pendant une bonne demie heure… On a passé le reste de la soirée à marcher le long de la Tamise à admirer Londres tout illuminé pour terminer à Trafalgar Square. C’était magique :)

Trafalgar Square sous les nuages
 - 6 avril
On se rend à Buckingham Palace pour assister à la fin du changement de la garde. Le palais et sa cours sont vraiment beaux. Il y a aussi trois pour d’accès nommées pour trois anciennes colonies britanniques : Australie, Afrique du sud et Canada. Je ne sais pas pourquoi, mais le tout me rappelait des airs de Versailles. En se promenant dans St. James Park à côté du palais (en sortant par la porte du Canada (!), où chaque province est représentée), on est arrivé par hasard juste à temps pour assister à une cérémonie où 1100 étudiants canadiens du secondaire passaient par Londres pour se rendre à Vichy (France) pour rendre hommage aux soldats canadiens ayant participés aux Guerres mondiales. Cela se faisait via l’organisation EF (avec laquelle j’ai fait mon premier voyage lorsque j’étais au secondaire). Ils y avaient plusieurs gens d’importance donc le ministre canadien des Anciens combattants.

On a ensuite fait du window shopping sur Picadilly Road et on s’est payé un succulent et énorme souper de cuisine indienne au Café Mumbai. Et puisqu’on était les premiers clients dans le restaurant, le serveur nous offert une entrée gratuite! De quoi bien se remplir l’estomac avant d’aller s’en mettre plein la vue avec comédie musicale Chicago! Un peu comme à New York, plusieurs musical sont présentés dans différentes salles de spectacle londoniennes et il est possible de les acheter à rabais à la dernière minute. Chicago étant un classique et ayant reçu beaucoup de bonnes critiques, je me suis dit que c’était un bon choix pour voir mon premier musical. Et c’était tellement bon! On s’est retrouvée avec des places dans la première rangée au balcon et, puisque ce n’était pas une énorme salle, ça nous donnait une excellente vue. Et les comédiens/ chanteurs/ danseurs étaient vraiment bon et TELLEMENT en shape! Autant les hommes que les femmes! Ça fait sentir pas en forme… Bref, j’ai adoré l’expérience!

- 7 avril
London Eye!
Ça coûte assez cher, c’est bourré de touristes (sûrement la raison du coût), mais malgré ça j’avais tellement envie d’y aller : London Eye! Cette géante grande roue mise en place pour le nouveau millénaire, située dans le coin de Westminster et qui offre une vue impressionnante des toits de Londres et de la Tamise. Et oui, il y a 2 files d’attentes (une pour acheter le billet et une pour attendre pour entrer dans le London Eye; on dit que les Anglais adore faire la file…), mais le « produit final », selon mon opinion en a valu la peine. J’adore ces sortes de hauts perchoirs qui permettent au regard de se perdre dans l’horizon. Autant pour avoir une vue sur la ville que sur l’océan (le coucher de soleil est toujours un bonus très grandement apprécié!).

Vue à partir du London Eye

L’après-midi était réservée à une autre première dans ma vie : un match de soccer de la Premier League, Chelsea contre Wigan. Sans grande surprise, Chelsea a gagné (2-1) puisqu’ils étaient les favoris. La surprise est plus venue lorsque Wigan a marqué, puisqu’ils étaient assez bas dans le classement à ce moment. Mais je dois dire que ce que j’ai vraiment aimé, c’est toute l’atmosphère entourant l’événement et dans le stade! Pour se rendre au stade, on se trouvait dans le train bondé de gens qui sont tous débarqués au même arrêt (avec nous dans cette masse humaine). C’est la première fois que je me retrouvais dans un stade plein de fans chantant, criant, suivant avec frénésie chaque mouvement du ballon et se levant de son siège lorsque le ballon était à proximité du but en espérant que le but soit pour cette fois-là. Tellement d’énergie rassemblée en un même lieu!

En soirée, on a continué notre parcours dans la ville pour compléter un peu plus notre To Do List. Direction King’s Cross. Oh oui, comme dans Harry Potter! Il y avait tellement de touristes qui se rendaient à cette gare, lorsqu’ Harry Potter est devenu populaire, pour voir où se trouverait la plateforme 9¾, qu’une fausse plateforme a été installée. Ça consiste en un écriteau Platfomorm 9¾ et un chariot qui donne l’impression de passer dans le mur. Et de touristes (… moi…) qui prennent des photos comme s’ils allaient passer de l’autre côté du mur. Et le monsieur à la gare n’a même pas été surpris quand je lui ai demandé où se trouvait la plateforme 9¾…! On s’est ensuite promener le long de la Tamise vers le Tower Bridge, ce pont si connu et si beau, qui se lève pour laisser passer les bateaux et est illuminé le soir.
Tower Bridge de jour

Le London bridge, construit au cours de la dernière
décennie et changeant de couleur le soir


- 8 avril
C’est Pâques! Levé pénible vers 6h du matin. On a réservé un day tour qui va nous amener à Windsor, Bath (connue pour la présence de ces bains thermaux construits et utilisés par les Romains lors de leur invasion des territoires anglais) et le fameux Stonehenge.

Windsor Castle au loin
Windsor, comme dans Windsor Castle, résidence temporaire de sa Majesté. Qui était d’ailleurs présente lors de notre visite à Windsor (puisque c’était Pâques). Je peux donc dire que je n’ai jamais été aussi près de la Reine! En prenant en compte l’ensemble des souverains de l’Angleterre, Elizabeth II est la personne ayant régné le plus longtemps juste après Victoria. Et il ne lui manque que quelques années (2 ans si ma mémoire est bonne) avant d’en devenir la première. Et, si je me souviens bien, le Prince Charles est en première place pour la plus longue attente pour succéder à la couronne. Mais il paraît également qu’Elizabeth ne veut pas lui passer la couronne et préfèrerait la passer directement au Prince William. Ah, potins de royauté!

Bain romain
Bath














Bath est vraiment une belle ville. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais son côté romain la met vraiment dans une catégorie à part. C’est tout de même fou que les bains qui sont aujourd’hui visités datent du temps des Romains. Il y avait des sculptures de Jules Césars et autres Romains tout autour de la galerie du bain principal. Disons qu’au Canada, on ne trouve pas des ruines en plein milieu des villes datant de 600 ans ou même plus. La phrase « Ceci date du 12e siècle » ne se fait pas vraiment entendre…

Une des premières réactions de plusieurs en voyant Stonehenge est la même que celle en voyant la Joconde : « c’est vraiment plus petit que je pensais ». Bon, Stonehenge reste quand même très impressionnant! Les roches sont assez (beaucoup) grosses pour vraiment se demander comment elles sont arrivées là et comment, avec des moyens préhistoriques, elles ont été montées en une telle structure… Et je m’imaginais aussi Stonehenge en plein milieu de nulle part. Bon, c’est quand même au milieu de nulle part, mais c’est assez drôle de voir des moutons dans un champ derrière, entre les grosses roches préhistoriques et le route qui passe au loin.   
  
- 9 avril
Il fait vraiment frette aujourd’hui et il pleut. C’est l’image du Londres grise et mouillée si souvent décrite. Je n’aurai vraiment pas apporté mes bottes pour rien…

Une partie de Westminster Abbey
Pour notre dernière journée à Londres, on avait encore quelques choses à faire dans cette ville où on aurait pu passer 4 autres jours sans revoir les mêmes choses. Westminster Abbey, situé juste derrière le Big Ben, est vraiment impressionnante (tant de l’extérieur que de l’intérieur) et immense! Mais comme c’est une des attractions touristiques principales de la ville, il faut faire la file (un bon 45 minutes) pour y entrer. C’est ici que William et Kate se sont mariés, mais, c’est premièrement et surtout, un lieu rempli d’histoire. On y retrouve de nombreuses chapelles avec des tombeaux d’anciens rois/reines et des nombreuses sculptures en l’honneur d’écrivains, de compositeurs ou de scientifiques. On a dû y passer un bon 1h30 afin de profiter de ce morceau d’histoire et d’art.


British Museum
Le temps de manger un Fish & Chips (celui que j’ai eu à Dublin était bien meilleur…), on se dirige vers le British Museum, cet énorme musée qui présente l’histoire et la culture des diverses parties du monde. Il me rappelait un  peu le MET à New York, mais je suppose qu’en voyageant on finit par tracer des parallèles entre les lieux qu’on connait déjà afin de rendre les nouveaux endroits plus familiers. Après une matinée à lire tous les écriteaux dans Westminster Abbey et avoir passé plus de 3 jours à courir Londres, mon cerveau (et corps) était plutôt vraiment épuisé. Je dois donc dire que j’ai plutôt flâné dans le musée en zigzagant d’items en items plutôt que lu avec intérêt les informations accompagnants chaque artéfact. Et, en fait, à la fin, après 2h, je faisais plutôt simplement me traîner les pieds… qui étaient vraiment fatigués…

Le futur stade olympique (on se demande encore à
quoi servira la  structure à la droite...)
Comme dernier item au « menu » londonien, on voulait se rendre au stade des futurs Jeux olympiques. Qui se trouvait assez loin. Je peux quand même dire qu’on a également accompli ça! On a pu voir le stade et une partie du site à bonne distance. Et qu’au moment de notre visite, le site était encore beaucoup en construction! C’était difficile de croire qu’il allait accueillir une foule importante d’athlètes et de visiteurs dans à peine plus de plus de 3 mois.



Ça nous a pris plus de 45min à rejoindre notre auberge pour récupérer nos bagages et reprendre le train vers l’aéroport. Et on avait tellement mal calculé nos affaires! Le train, ça ne roule pas si vite que ça (contrairement au métro). Et on n’avait pas trop trop regardé l’heure à un certain point. Donc, on s’est retrouvée dans le train à stresser (surtout moi!) parce qu’il était 20h20, que notre vol était à 21h10 et qu’on avait encore un bon 20-30 minutes avant d’arriver au terminal… Et que la porte ferme normalement 30 minutes avant le vol… Et on avait le dernier vol de la journée donc, en plus de payer pour un autre vol, il allait falloir dormir à l’aéroport et attendre le matin. J’étais crevée, je voulais juste passer la nuit dans mon lit. On est arrivée au terminal à 20h50, on a pris nos bagages et on a couru aussi vite que nos jambes le pouvait en espérant pour un miracle qui fasse qu’on puisse prendre ce vol. Et le miracle s’est produit! Je ne sais pas comment à deux on a fait pour avoir autant de bon karma d’amassé, mais le vol était retardé de 50 minutes. On devait être les seules ravies de cette nouvelle!

samedi 26 mai 2012

Au pays des moutons et de l'eau glacée




(A) Donegal, (B) Dublin
 
- 30 mars
Je suis enrhumée comme ça ne se peut pas depuis 3 jours, mais ça ne dérange pas parce que je pars toute la fin de semaine faire de la randonnée avec une trentaine d’étudiants du Hiking club (donc sûrement une quinzaine d’Allemands!) à Donegal, petite ville situé près de la côte nord-ouest de l’Irlande! Le linge et la bouffe sont pactés, ainsi qu’une pile énorme de mouchoirs et mes derniers précieux Advil. Ready to go!

On part en fin d’après-midi pour profiter durant environ 3h des routes sinueuses et étroites irlandaises dans un autobus voyageur (ça zigzague tellement qu’à un point un gars du groupe demande d’arrêter l’autobus parce qu’il ne se sent pas très bien…). Moi, mon nez et mes sinus, on tente de survivre. C’est aussi durant ce trajet que j’apprends d’amies qui étudient en Pennsylvanie que si plus de 5 filles vivent ensemble dans une maison ayant une cuisine, cela est considéré comme étant un bordel… Mais s’il n’y a pas de cuisine et plus de 5 filles, ou s’il y a un gars et plus de 5 filles, alors ce n’est pas considéré comme étant un bordel… Admirez cette belle logique… Mais dans un appartement, cette pseudo-loi ne s’applique apparemment pas. Et elle n’est pas applicable pour les gars non plus (donc les gars, vous pouvez être plus de 5 dans une maison ET avoir une cuisine… injustice…). C’est donc pour cette raison que les sororités universitaires en Pennsylvanie n’ont pas de cuisine. Ah ben…

Autre découverte venant de notre chauffeur de bus s’incrustant dans nos conversation sans rapport : si on désigne quelqu’un comme étant « a Chucky », on fait référence à une personne étant affiliée  l'IRLA (Irish Republican Liberation Army), armée qui tenta et tente d'obtenir l'unification et l'indépendance complète de la Couronne britannique pour tout l'île de l'Irlande (donc de l'Irlande du Nord également) par des moyens parfois plutôt controversés). À l'avenir, on va faire plus attention quand on va avoir une conversation qui va mener à parler de la poupée Chucky... Qui aurait cru

La gang du dortoir!
Donc, à l’auberge, on envahie la place (remarque, je ne pense pas qu’il y avait d’autres gens que nous) et on partage des dortoirs. Et justement, on se retrouve 5 filles (dont celles qui nous parlaient des « bordels » en Pennsylvanie) et 1 gars. Une chance qu’on avait un gars parce qu’on avait un méchante grosse cuisine dans cette maison et ça aurait définitivement fini en bordel autrement!   



- 31 mars
Des moutons! :)
Vue du haut des Bluestack Mountains

Randonnée dans les Bluestacks Mountains (bon, les Irlandais appellent tous les monts des montagnes, je ne commencerais pas à les corriger sur le sujet…). On est parti pour un bon 7h et, miracle, il faisait beau! Je peux aussi vous confirmer que plusieurs moutons ont été baptisés « Pipa » (surnom de la sœur de notre future reine d’Angleterre (Kate) pour les moins connaisseurs) par Mary, une de mes amies venant des USA, qui porte un profond amour pour les moutons irlandais! Et pour le mariage de Kate et William! Autre fait : notre randonnée se situe au même endroit où certaines scènes du film Brave Heart ont été tournées. C’est également durant cette randonnée où j’ai sérieusement failli me péter la gueule (exclure ici les nombreuses fois où je suis tombée sur mon derrière en descendant trop vite (ou à une vitesse normale) les côtes…). Il fallait passer par-dessus des clôtures de barbelés (pour passer par les terrains de fermiers) et, la 2e fois, j’ai perdu l’équilibre en devant passer le dessus de la clôture (de ~1m 30cm de hauteur) et je me serais écraser face la première (en espérant éviter les grosses roches dans l’herbe) si un des guides ne m’avaient pas littéralement attrapé dans ces bras! Trop tard pour passer inaperçue maintenant… Au moins j’ai simplement eu un accro dans mon pantalon et une égratignure de barbelé sur la jambe.

Vue à partir Bluestack Mountains
 - 1er avril

Quoi de mieux pour en finir avec un rhume qu’aller se lancer dans l’eau glacée du nord de l’océan Atlantique. Non? Eh bien oui! Entre le tir à l’arc, l’équitation et le coasteering (exploration de la côte en se lançant dans l’eau, puis en ressortant pour marcher le long des parois rocheuses de la côte et ainsi de suite), j’avais choisi le coasteering 2 semaines auparavant lors de l’inscription. C’était la seule activité des trois que je n’avais jamais tenté et ça avait l’air assez divertissant! Heureusement, on allait avoir un wetsuit et une veste de sauvetage. Mais je dois dire que même avec cela, rendu à cette journée, me lancer dans l’eau glacée semblait moins tentant. En fait, lors de mon inscription, j’avais légèrement (beaucoup) omis le facteur « eau glacée »… Et à voir le visage des gens (et sûrement le mien) après s’être lancé dans l’eau, une seule conclusion pouvait venir à l’esprit : c’était vraiment frette! Le wetsuit fait le travail pour les parties du corps couverte, mais les pieds (malgré les espadrilles) et les mains sont directement exposés à l’eau et, wow, ça transperce comme des couteaux! Sérieusement, ma première pensée, une fois que les connexions à mon cerveau ont pu se rétablir, a été de me dire que je pouvais maintenant imaginer ce que les gens du Titanic ont éprouvé! Malgré ça, l’expérience, qui dure environ 1h30, est quand même agréable en sont tout (je sais, je ne décris pas ça comme si ça l’avait été, mais ce l’était!). Et le guide était vraiment bien, et la gang vraiment le fun! Et en plus, l’eau salée, ça dégage les sinus comme ça ne se peut pas haha! Le moment désagréable de la fin a été lorsqu’il a fallu se changer sur le bord de la route. Tellement désagréable d’avoir froid et de devoir retirer ses vêtements mouillés au complet… sur le bord d’une route… Et un wetsuit en plus! Au moins, après, mes 3 couches de vêtements et ma tuque était la chose la plus agréable! Le bonheur des vêtements secs!
Ready to go coasteering!

dimanche 20 mai 2012

Mars : St Paddy's chez les roux et autres visites


Quand je repense au mois de mars, j’ai l’impression qu’il s’est passé peu et beaucoup de chose en même temps : j’ai moins voyagé que durant les autres mois (ou du moins qu’en février qui, académiquement, avait été un mois très tranquille), je suis restée autour de Dublin, car j’avais des projets/ examen/ un cours condensé enseigné par des profs assez moyens qui finissait. Donc j’allais goûter au côté moins intéressant/divertissant qui vient dans le « contrat » d’un échange étudiant universitaire : faire des travaux et étudier.

- 10 mars :
Newgrange vue de loin
Aujourd’hui, on s’en va visiter un site historique irlandais plus vieux que les pyramides égyptiennes! Newgrange. Première question qui me vient à l’esprit quand j’apprends ce fait : pourquoi, alors, les pyramides sont-elles connues mondialement alors que Newgrange est… moins connu par le commun des mortels? Même si Newgrange est impressionnant à voir, ce ne l’est probablement vraiment pas autant que ces très chères pyramides (que je n’ai pas encore eu la chance de voir…). Il est aussi intéressant de mentionner que ce site est 1000 ans plus vieux que Stonehenge (que je verrais plus tard dans mon voyage). Newgrange est une nécropole néolithique qui démontre les capacités en architecture des Hommes de la Préhistoire. L’emplacement de chaque pierre posée a été réfléchi et ne résulte pas du simple hasard. Ce site servait à recevoir les ossements des défunts des plus hautes sphères sociales (ça démontre aussi qu’il y a des classes sociales apparentes depuis un petit bout…). Bien entendu, maintenant, il n’y a plus d’ossements à l’intérieur de cette chambre. Et la chambre à l’intérieur est beaucoup plus petite que ce que l’extérieur laisserait présager. Et les photos à l’intérieur n’étaient pas permise donc ma parole devra être prise pour acquise! Fait intéressant sur ce lieu, au solciste d’hiver la lumière du soleil levant pénètre en ligne droite à l’intérieur du site de Newgrange pour illuminer pour un cours moment son intérieur. Seul un groupe de personnes sélectionnées par tirage peuvent assister à ce phénomène.

À notre retour à Dublin, ils nous restent assez de temps pour aller visiter la distillerie Jameson. Bon, mon amour pour le whiskey ne s’est pas soudainement développé en Irlande. Je trouve que s’est toujours… pas super bon! Mais c’était quand même une place vraiment intéressante à visiter. C’est toute de même une partie de l’histoire irlandaise. On avait un verre de Jameson à la fin, mais n’étant pas fan du Jameson on the rock j’ai plutôt opté pour le mix « Jameson + jus de canneberge » (qui n’est peut-être pas le meilleur mélange non plus!)

- 11 mars :
Football gaélique
Hurling
On s’investi à fond dans la culture irlandaise : Hurling Game + Gaelic Football Game! Deux sports comment dire… full contact!!! C’est assez impressionnant à regarder sur place dans le stade (Croke Park). C’est simplement fou la vitesse des joueurs et la force déployée! Et il y avait un certain moment d’adaptation au début des matches à s’habituer à voir les joueurs se renter dedans sans recevoir de cartons jaunes/rouges. Je me demandais à un moment, justement, si recevoir un de ces cartons étaient possible dans ces sports… jusqu’à ce qu’un des joueurs descende les shorts d’un joueur de l’équipe adverse durant la partie de Gaelic Football. Ah, il fallait donc que ça se rende à ce point…! Côté hurling, il était surprenant d’apprendre que le casque n’est obligatoire que depuis quelques années (3 ans, je crois bien) alors que le sport se joue avec un bâton de bois et permet le plein contact (et côté contact, les joueurs ne se retiennent pas!). Disons que le casque a toujours été permis, mais ceux qui le portaient se faisaient parfois pointer comme étant moins tough. Sérieusement, j’aimerais mieux avoir l’air moins tough et éviter les multiples commotions cérébrales! Parce qu’à te faire brasser le cerveau comme ça…
Pour comprendre un peu le hurling http://www.youtube.com/watch?v=TmzivRetelE et le football gaélique http://www.youtube.com/watch?v=TEAbWrdB9XU


- 17 mars : ST-PATRICK


Bon, c’est la St-Patrick. Je suis en Irlande, à Dublin. LA place, non? Ironiquement, je n’ai absolument jamais fêté la St-Patrick. J’ai en fait toujours eu de la difficulté à me rappeler de la date de cette fête. Bref, je n’y avais jamais prêtée attention avant de me trouver en terre native de cet événement. Et on l’attendait avec impatience cette date! Et en tant que bons touristes de longue durée à Dublin, on a décidé qu’on s’investirait à fond dans la fête en se concoctant un su-per-be habillement. Le vert et les trèfles étaient de la partie! Il y a une chaîne de magasins à Dublin nommé Carrolls (qu’on trouve à chaque 3 coins de rue) qui est le parfait magasin pour le touriste qui veut acheter quelconque trucs faisant référence à l’Irlande (du verre à shooter avec un farfadet dedans, au tambourin traditionnel en passant par les bobettes à trèfles (oh que oui!)), dont une section accessoire qu’on a tenté de ne pas trop dévaliser…! Donc le 17 mars, on se lève tôt pour se préparer, puis on file vers le centre-ville où un ami nous a réservé des places aux fenêtres du 2e étage d’un pub pour regarder le 
défilé de la St-Patrick. C’est des places de choix, mais moi j’ai vraiment le goût de voir ça de dehors dans la foule. Donc, Ria et moi, on se trouve LES places de choix : sur des petits poteaux bordant le trottoir (remarque, on a des amis qui ont réussi à regarder la parade du haut d’une cabine téléphonique!). Le plus compliqué pour moi fut de monter sur mon « observatoire ». En jupe, ce n’est pas pratique. J’ai donc gentiment demandé de l’aide à un groupe de gars qui se trouvait près de moi, et ça a fini qu’un d’eux m’a carrément soulevé par la taille pour me monter sur le poteau. Euh… merci! Donc je suis restée pendant plus de 2h sur un poteau à peine moins large que mes 2 pieds et c’était fantastique! J’ai adoré l’atmosphère de ce rassemblement, du défilé. Cependant, il parait qu’il n’était pas aussi bien que les autres années. Oh well, moi je n’ai pas de point de comparaison! Sinon, le reste de la journée de la St-Patrick consiste au fait que la majorité de la population irlandaise (ou du moins de Dublin) a fini dans un pub et buvait. Mais ça, ce n’est pas vraiment différent des autres samedis en Irlande, selon moi. Et les pubs étaient plein à craquer parce que c’était la finalement de la coupe de rugby des 6 Nations et l’Irlande jouait (et a perdu contre l’Angleterre…). Sinon, le lendemain après un réveil assez tardif (!), on est allé faire un tour à la foire qui était en ville pour la St-Patrick. Au menu, hot-dog et barbe à papa! Menoum menoum!

Maintenant finit le plaisir, on devait affronter la mi-session…. 

lundi 16 avril 2012

Bienvenue en Petite Allemagne!


03 mars 2012
(oui… je ne suis vraiment pas à jour, je le sais…)

(A) Slieve Donard - lieu de la randonnée

Le samedi (3 mars), j’ai participé à ma première randonnée avec le Hiking Club (qui drôlement est composé à 98% d’étudiants en échange). On se rendait en Irlande du Nord à Slieve Donard dans le coin de la ville de Newcastle. But de la journée : atteindre le plus haut sommet de l’Irlande du Nord situé à 850m au-dessus du niveau de la mer (niveau duquel on partait). Et si on était chanceux et que le brouillard nous épargnait (c’est quand même l’Irlande, on peut jamais prévoir la météo…), on aurait une vue direct sur la mer d’Irlande (puisqu’on était sur la côte est de l’île).

Donc, déjà, la journée commence difficilement et de bonne heure : levé à 5h50 du matin… (et, bien sûr, il fallait que je me couche passé minuit…) Je dois me rendre à l’université vers 6h50 et je suis tellement chanceuse qu’à cette heure-là un samedi matin il n’y a pas d’autobus qui passent devant chez moi. Donc je commence ma journée de randonnée plus tôt que les autres en marchant mon 30 minutes me séparant du campus (et naturellement je suis un peu en retard donc j’en cours un peu aussi… isssh…).

J’avais entendu dire qu’il y avait beaucoup d’Allemands dans le hiking club (dont le comité est en fait majoritairement composé d’Allemands), mais disons que ça m’a plus frappé dans l’autobus (et au courant de la journée) quand j’entendais plus parler allemand autour de moi qu’anglais! Je fais bien un échange en Irlande hein? Bienvenue en Petite Allemagne! C’est parce qu’il y a un programme Allemagne- Irlande en Affaires européennes donc les étudiants font 2 ans dans chaque pays (donc je suppose que l’Allemagne est envahi par les Irlandais?). Mais bon, mon allemand n’étant pas vraiment à jour (à savoir, nul!), pour moi ça sonnait plus comme un bruit de fond dans l’autobus où j’ai dormi les 2h30 de trajet :)

Début de l'ascension


Le MUR
Pour l’Irlande, je peux dire qu’on a eu une belle météo pour de la randonnée (en gros, il ne faisait pas gris!). On nous avait dit que la randonnée allait être de 5km. À en juger par le trajet, ça devait être 5km aller et 5km retour (sinon je  
       suis extrêmement poche dans mon approximation des distances!).   
       L’ascension du début se faisait vraiment bien. On visait un premier sommet qui allait mener au 2e (et ultime) sommet si la météo et le groupe le permettait. On avait été informé avant qu’en atteignant le premier sommet, on y trouverait un mur de pierre séparant le flan nord et le flan sud du mont (rien ne peut être qualifié de « montagne » en Irlande). Bon, j’avoue que mon premier réflexe après cette annonce a été de me demander qui irait construire un mur là et pourquoi!?? Vraiment, quelle idée bizarre… Et bien non, quelle idée de génie! Parce qu’en Irlande, il vente et pas à peu près! Et au sommet de l’Irlande, il vente encore plus fort (et ce vent-là, il vient souvent du 
L'abri "parachute"
nord…)! Donc, lorsqu’on a un mur qui sert de brise-vent, on ne se plaint surement pas… Et aussi, j’ai le confort de l’abri de secours nouvellement acquis par le club. En gros, c’est une toile en dessous de laquelle on s’assoit sur les bords (pour ceux qui s’en souviennent et on vécut cette merveilleuse expérience d’enfance, ça ressemble à quand on jouait au parachute au primaire/à la maternelle :D).
Ascension vers le sommet final:
 le reste du groupe est tout petit!
  

Vue une fois au sommet

Vue des sommets

Attente dans le brouillard...
La plupart du groupe (on était une quarantaine) a décidé de se rendre au sommet final (montée assez à pic de 1km le long du mur de pierre) et moins d’une dizaine ont décidé de nous attendre à ce sommet sous l’abri. Tant qu’à être là, je me disais qu’il fallait aller jusqu’en haut. Les belles photos que ça allaient faire quand même ;P Je la voulais, moi, la vue! Et ironiquement, au début de la randonnée, j’avais prédit sans sérieux qu’en arrivant au sommet le brouillard nous envahirait juste pour nous empêcher de voir le paysage… et c’est ce qui est arrivé… Ah, moi et mes dons de voyance! Le paysage a fini par se dégager et (yeah!) j’ai pu renflouer un peu la carte mémoire de ma caméra ;) Et naturellement, une fois qu’on redescendait, un gros soleil s’est pointé le nez. Naturellement!


Et on redescend

Le groupe



En passant, voici le lien d'un vidéo qu'un de mes amis (allemand!) a monté qui montre un peu ce qu'avait l'air la randonnée. Je ne suis malheureusement pas capable de mettre le vidéo directement sur cette page (caprice de blog...), mais voici le lien! (à écouter avec la trame sonore) http://www.youtube.com/watch?v=TyYc2UbDEXQ&list=UUBEOw8dzqsL7dTBRCQlPifQ&index=1&feature=plcp


 04 mars 2012

On est réduit à la taille de farfadets!
Ria avait eu follement envie de faire un brunch, donc on a patenté ça pour le dimanche. Crêpes, fruits, pseudo-mimosa, Nutella et absence flagrante de sirop d’érable (!). Et ça a adonné qu’on était aussi tous des Canadiens autour de la table! On est ensuite allé se plonger dans la culture irlandaise en allant au Leprechaun Museum (musée des farfadets). Je ne sais pas si on peut rentrer ça dans les arnaques à touristes de Dublin pour le prix que c’était, mais on s’est quand même vraiment amusé là! Musée à ne pas visiter seul parce qu’une partie de son expérience vient du fait 


de grimper partout sur des meubles surdimensionnés (chose qui demande parfois un 
coup de main d’un ami assez gentil…) et de prendre des photos en plus d’écouter différentes histoires/légendes/explications du monde des farfadets et des fées. Autrement, c’est un petit musée où il y a peu à voir. Et à la fin, on doit même faire un dessin qui est exposé. Dommage que l’évolution de mes talents artistiques ait plafonné au rang du bonhomme-allumette…

La journée n’aurait pas été complète sans arrêter à un pub (non je ne suis pas rendue alcoolique; en fait si je me souviens bien, j’y ai même pris un verre d’eau). Donc, arrêt à O'donoghue's. Et c’est après ça que j’ai eu droit de vivre une autre première dans ma vie : ma coloc d’origine vietnamienne saoule morte après une demie pinte de Guinness (oui, vous avez bien lu!)… Apparemment, certains asiatiques n’ont pas l’enzyme pour digérer l’alcool. Selon moi, elle fait partie de ce lot… Donc, on est sorti du pub et, juste comme ça, elle s’est écroulée à terre et un des gars avec qui on était a dû la porter sur son dos jusqu’à l’appart d’un autre gars avec qui on était et qui vivait proche. Sérieusement, je ne comprends encore pas comment une demie pinte peut produire ça! Je suis encore un peu septique je dois avouer… Sinon, Ria et moi, en bonnes colocs, l’avons ramené en vie à l’appart! haha 

mardi 3 avril 2012

Claustrophobes s’abstenir…


De mes 3 ans à l’Université d’Ottawa, j’ai joint un club pour l’abandonné pratiquement automatiquement. Je suppose qu’il n’y en avait aucun qui m’intéressait, que ça ne me tentait pas de m’investir et que l’université est aussi tellement énorme que ce qu’elle présente me semblait impersonnelle. Je ne sais pas si c’est pour cette raison que j’ai  décidé de changer un peu les choses en arrivant à Dublin City University (DCU), mais j’attendais avec impatience la journée d’inscription aux clubs et sociétés (aussi pour la raison qu’en tant qu’étudiante en échange je voyais cela comme un excellent moyen de rencontrer d’autres étudiants). Donc, je me suis en autre inscrite à du yoga, hiking et caving (exploration de cavernes!).

Donc, oui, je me suis dit que ça sonnait pomal le fun d’aller explorer des cavernes en Irlande. J’ai toujours voulu y aller dans le coin de Gatineau (cavernes Lusk), mais je n’y ai jamais été. C’est ainsi qu’en ayant aucune idée à quoi m’attendre, je me suis aussi embarquée dans leur première fin de semaine organisée sur la côte ouest de l’Irlande (à Doolin, aussi connu comme le milieu de nulle part près des Cliff of Moher).

Dans notre superbe
"caving pyjamas"
Il serait peut-être bien de mentionner aussi qu’avant de partir, pacter de l’équipement de base de caving ne faisait malheureusement pas parti de ma liste de choses à apporter en Irlande… Ce qui est vraiment triste parce qu’en fait j’avais vraiment tout ce dont j’avais besoin à la maison… J’ai donc embarqué un de mes amis allemands aussi inscrit dans un périple autour de la ville armée de la liste de magasins suggérés pour le matériel nécessaire dans le but de tout trouver au prix le plus cheap possible! Et je connais maintenant tous les magasins de pleins air et de jardinage dans Dublin! OK, presque… Mais je dois avouer que ce qui a été le plus difficile à trouver fut ces satanées genouillères (très pratique quand on doit ramper et marcher à quatre pattes sur de la roche)! Je me suis aussi munie d’un magnifique ensemble de pluie, d’un pyjama en polard (le mieux aurait été de trouver un pyjama one piece, mais il y en avait pas à l’endroit suggéré (parce que oui je peux maintenant dire que j’ai déjà demandé dans un magasin où se trouvaient leurs pyjamas one-piece en polard… autre accomplissement!)), des gants de jardinage et des superbes bottes de pluie girly. Et qu’est-ce que ça donne quand on met tous ce bel ensemble hétéroclite? Une superbe fin de semaine! (et un look dernier cri côté mode, mais, bon, je ne voulais pas trop me vanter là-dessus…!) 

On est parti le vendredi soir (24 février) et on devait conduire 3h environ (certains membres du club avaient leur auto). Avant que le conducteur arrive à l’université pour nous embarquer, un des gars embarquant avec moi m’a subtilement averti que le gars nous embarquant conduisait quand même comme un fou (disons qu’il prend ses courbes assez larges (il est rendu complètement dans l’autre voie) et il dépasse 2 autos à la fois sur des routes de campagne étroites…!), mais que c’était quand même super sécuritaire parce qu’il avait jamais eu d’accidents…! Et après certains disent que je conduis mal! Mais bon, au moins j’étais assise en arrière et après avoir ri silencieusement dans mon coin pendant un bout en m’habituant à sa conduite, j’ai réussi à dormir pendant un bout du trajet. Donc, ce n’est pas siiii pire haha!

Notre "cours arrière" de chalet :)

On ne se le cachera pas, les fin de semaine de caving sont là pour 2 choses principalement : faire du caving et boire! (Je suis certaine que je suis née avec la moitié d’un foie… ça expliquerait teeeellement de chose…!).Et apparemment, le caving est le meilleur remède pour un lendemain de veille... Ouin... Durant cette fin de semaine, j’ai aussi découvert la joie des bouchons pour oreilles. On logeait dans 2 chalets et ma chambre était dans le chalet principal juste sous le salon. Et je crois fortement que l’étape de l’insonorisation a été oubliée lors de la construction de ces chalets… Parce qu’on pouvait entendre TOUT! Donc vive les bouchons qui m’ont permis de dormir comme un bébé :)

Sur le bord d'une route de campagne
Donc le samedi, on est allé visiter 2 cavernes. Pour la première, Polldubh Cave, on entrait par un point pour en ressortir par un différent. Et on en a eu pour tous les goûts : marcher, à 4 pattes (genouillères = meilleur investissement!), ramper dans les roches, ramper de chaque côté d’une crevasse (moins le fun…), ramper dans l’eau glacée… Parlant d’eau glacée, le truc pour se garder les pieds au chaud s’est de garder l’eau qui s’accumule dans les bottes d’eau. Notre corps la réchauffe et par la suite ça donne un succulent jus de pied à la fin de la marche (et intense succion quand on tente de retirer les bottes… toute une expérience comme on peut voir!). Mmmm mmm…! La caverne présentait vraiment de belles formations géologiques calcareuses (stalactites). Et une chance que j’avais un casque parce qu’au nombre de fois où je me suis cognée la tête contre les parois rocheuses, j’aurais eu quelques commotions! 

À l'intérieur d'une des cavernes
Le truc avec le caving, c’est que puisqu’on est mouillé (et sale…) quand on ressort de la caverne, on doit se changer avant de repartir en auto. Et puisqu’on se trouve sur le bord d’une petite route campagnarde et bien on se change sur le bord d’une petite route campagnarde! Ça brise la glace assez rapidement…! (je dois dire qu’à ce jour, je ne me suis jamais changé aussi souvent sur le bord de la route que depuis que je suis en Irlande… plus d’exemple à venir dans les prochains blogs haha) Et c’est assez désagréable de devoir retirer tout ce linge sale mouillé et de tenter de remettre du linge sec à l’air irlandais assez frais! Surtout quand, une fois retourné dans le confort et le chaud, tu te laisses influencer à retourner quelques heures plus tard dans tes vêtements froids et mouillés pour aller explorer une autre caverne… Mais ça valait la peine! Elle était vraiment folle! Elle se nomme Faunarooska et elle consiste en une longue descente étroite (on doit marcher de côté tout le long de la descente, TOUT le temps!) et on marche dans un ruisseau sous-terrain tout le long. On y a descendu durant 45min (il fallait faire demi-tour pour aller souper) et on devait remonter par la suite (son entrée et sa sortie son le même point). Des deux cavernes, c’était ma préférée!

Finalement, j’ai bien fait d’avoir visité 2 cavernes le samedi parce que le dimanche tous les anciens étaient vraiment trop sur leur lendemain de veille pour se lever et préparer une dernière expédition avant le départ. Au lieu de cela, on est allé se promener dans les environs et avec certains je suis allée voir des falaises qui sont en fait le début de la côte de falaises des célèbres Cliff of Moher. Vraiment beau!

Le plus difficile au retour a été de ne pas m’endormir dans l’auto. Puisque j’étais en avant, j’étais en charge de m’assurer que le conducteur ne s’endorme pas… Youppi… :p